La Littérature romaine (8)

Époque classique (2): Sous le Principat (1)

La deuxième partie de la littérature romaine classique (à la fin du 1er siècle AEC) est une période assez courte, juste une cinquantaine d’années, mais qui s’est révélée une période très prolifique. On l’appelle la “Période Augustéenne” car elle a été dominée par le Principat d’Octave (ou Octavien après son adoption par César et qui prendra par la suite le nom d’Auguste). C’est  une période de transition et de paix (la Pax Augusti) et c’est justement ces années de stabilité politique qui seront très propice au développement de la culture. C’est grâce à l’instigation d’Auguste lui même — et au patronage de son entourage (notamment son conseiller Caius Maecenas [dont le nom est à l’origine du terme “mécénat”], mais également Caius Asinius Pollio et Marcus Valérius Messala Corvinus) — que l’on retrouve une recrudescence de l’activité littéraire, particulièrement en poésie.

De nombreux poètes seront donc actif durant le règne d’Auguste (de 43 AEC à 14 EC): Virgile, Horace, Tibulle, Properce, Ovide, etc. D’autres s’illustreront dans le domaine de l’architecture (Vitruve), de l’histoire (Tite-Live) ou de la géographie (Strabon). On retrouve une trentaine d’auteurs durant cette période. En voici une liste plus complète:

Vitruve est un architecte romain du 1er siècle AEC. Avant de devenir architecte, il aurait été militaire en Gaule, en Hispanie et en Grèce, puis constructeur de machine de guerre. Tous ce que nous connaissons de la technologie, des techniques de construction et de l’architecture romaine provient essentiellement de son ouvrage De architectura (Sur l’architecture) qu’il a écrit probablement entre 35 et 25 AEC et qui nous est parvenu. Cette oeuvre a eut une grande influence sur des artistes de la Renaissance comme Leonardo da Vinci. Vitruve dédit son oeuvre à Octavien afin de transmettre ses connaissances et d’aider le futur empereur dans sa campagne de reconstruction des bâtiments publics menée sous la supervision de Marcus Agrippa. Composé de dix livres, l’ouvrage traite de l’organisation urbaine et de principes architecturaux, des matériaux, des temples, des édifices publics (forum, basilica, théâtre, port), des édifices privés, de décor, d’hydraulique, d’astronomie et de mécanique. L’ouvrage est disponible aux Belles Lettres et chez Loeb, dans des éditions variées (Amazon, Goodreads) ainsi que dans le domaine public: Project Gutenberg, Remacle, Wikisource (EN).

Homme politique et militaire, orateur, avocat, dramaturge, poète et historien romain d’origine plébéienne. Il est lieutenant de César durant la guerre civile et le suit dans ses campagnes en Gaules [en 51], en Italie, en Sicile [en 49], en Afrique, en Macédoine (notamment à Pharsale en 48) et en Hispanie. Il est tribun de la plèbe en 47, préteur en 45 et gouverneur d’Hispanie ultérieure. Après l’assassinat de César, il se joint à Marc-Antoine et commande des légions en Gaule Cisalpine. Il est Consul en 40 et gouverneur de Macédoine. Après une campagne contre les Dalmates qui lui vaudra un triomphe, il se retire de la vie politique en 39. Il cesse de supporter Antoine suite à son alliance avec Cléopâtre et reste neutre lorsque Octave lui demande de se joindre à lui. Il se consacre alors à des activités littéraire et contribue, en 38, à la reconstruction de Rome en rénovant l’Atrium Libertatis auquel il intègre une bibliothèque publique et une galerie où il expose sa propre collection d’art. Membre du cercle de Catulle, il développe son propre cercle où il encourage des poètes comme Virgile et Horace. Il a écrit des tragédies, un livre contre Salluste, mais surtout une Histoire de la guerre civile en dix-sept livres, allant du premier triumvirat  jusqu’à la bataille de Philippes. De ces oeuvres, il ne subsiste que quelques fragments.

Homme politique (Questeur [44] et sénateur) et dramaturge romain originaire de Parme. Il est surtout connu pour avoir été l’un des conjurés qui assassinèrent César, menés par Brutus et Cassius Longinus, et qui ensuite prirent la fuite en Orient. Il informe Cicéron de la situation dans leur correspondance (Epistulae Ad Familiares XII: 1-13, lettres datées du 3 mai 44 au 13 juin 43). Les conjurés sont poursuivies par les armées du second triumvirat dans ce qui sera connu comme la guerre civile des Libérateurs. Après la défaite de la bataille de Philippes en octobre 42 (et le suicide de Cassius Longinus), il rejoint le fils de Pompée, Sextus, en Sicile. Lorsque ce dernier est défait par Agrippa à la bataille de Nauloque, Cassius Parmensis se rend et rejoint Marc-Antoine en 35. Suite à la défaite de Marc-Antoine à Actium, il fuit à Athènes où il est tué sur les ordres d’Octavien en 31. Il aurait écrit des tragédies et des poèmes élégiaques qui n’ont pas été conservés.

Dramaturge et poète originaire de Turbigo qui a écrit des poèmes didactiques épicuriens, des épopées et des tragédies. Ami de Virgile et d’Horace, il appartenait comme eux au cercle de Maecenas. Avec Plotius Tucca, il a révisé et publié l’Énéide de Virgile après sa mort. Nous ne lui connaissons que deux oeuvres: De Morte (écrit vers 44-43, dont il ne reste qu’une douzaine de vers) et son célèbre Thyeste, qui a été présenté lors des jeux de 29 célébrant la victoire d’Octavien à Actium, mais qui a été perdu. Il aurait également écrit un panégyrique d’Auguste et des mémoires de Virgile.

Virgile est sans aucun doute un des poètes romains les plus importants. Originaire de Andes (en Gaule cisalpine, dans l’actuelle Lombardie), il est né dans une famille de la bourgeoisie Mantouane (son père était un petit propriétaire terrien et sa mère la fille d’un riche marchand). Il fait des études approfondies entre autres en lettres, philosophie et rhétorique. Il fréquente probablement le cercle littéraire de Catulle, où il rencontre d’autres poètes comme L. Varius Rufus, son ami Q. Horatius Flaccus ou Cornelius Gallus, et il reçoit le support de C. Asinius Pollio et de C. Maecenas. Son style, sa langue et son esthétique sont considérés comme le summum de la littérature latine. En plus d’une trentaine de poèmes ou carmina (chants) mineurs (réunis sous le titre Appendix vergiliana) qui lui sont attribués, Virgile est surtout connu pour trois grandes oeuvres, chacune écrite dans un style distinct:

Poète romain ami de Virgile et de Maecenas, actif entre 35 et 19. Il est, avec Lucius Varius Rufus, l’un des exécuteurs testamentaires de Virgile, nommés par Auguste, et responsables de la publication de l’Énéide. Il aurait composé entre autre un poème épique sur la mort de Jules César, mais rien n’a été conservé de son oeuvre.

Gallus est une homme politique et militaire romain qui participa à la campagne d’Égypte contre Marc-Antoine après sa défaite à Actium. Il est par la suite nommé le premier préfet d’Égypte par Octavien. Il est toutefois impliqué dans un scandale, alors qu’il offre sa protection à Quintus Caecilius Epirota, un grammaticus qui aurait eut des relations inappropriées avec une étudiante (fille d’Atticus et l’épouse d’Agrippa !), et il se suicide pour échapper à la disgrâce. Étant donné qu’il est rarement mentionné dans les inscriptions et les sources, il aurait peut-être été frappé d’une damnatio memoriae. Il est également connu comme orateur et poète, mais rien ne subsiste de son oeuvre. Influencé par les poètes grecs Parthénios de Nicée et Euphorion de Chalcis, il aurait écrit des epyllia et publié, sous le titre Amores, quatre livres d’élégies amoureuses, genre qu’il introduisit à Rome.

  • Nom: Strabon (Στράϐων)
  • Date: 68 (AEC) – 23 (EC)
  • Genre: Traité (Géographie)

Strabon est un géographe et un historien grec né à Amasée dans le Royaume du Pont (au nord de l’Anatolie). Issue d’une famille influente, il a reçu une excellente éducation (avec des maîtres comme Boèce de Sidon, Tyrannion d’Amisos, Aristodème de Nysa ou Xénarque de Séleucie). Il a été influencé par la pensée Stoïcienne. Il voyage beaucoup autour de la Méditerrannée (dont en Grèce, Italie, Éthiopie, Égypte, Judée) et s’installe à Rome vers 40 AEC, mais retournera probablement dans sa terre natale pour ses vieux jours. Nous lui connaissons trois ouvrages importants:

  • Historika Hypomnémata (Commentaires historiques écrit en quarante-trois livres entre 37 et 20 AEC et dont il ne reste que des fragments)
  • Ta meta Polybiou (Suites à Polybe est soit un ouvrage à part ou une partie du précédent, qui se veut une suite aux Histoires de Polybe, et dont il ne reste que des fragments)
  • Geographica (Γεωγραφικά / La Géographie est une encyclopédie géographique en dix-sept livres, divisée en régions [I-II: introduction, III-X: Europe mais surtout la Grèce, XI-XIV: l’Asie Mineure, XV-XVI: l’Orient, XVII: l’Afrique mais surtout l’Égypte et la Libye], écrit entre 20 AEC et 23 EC; l’ouvrage est disponible aux Belles Lettres et chez Loeb, dans des éditions variées (Amazon, Goodreads) ainsi que dans le domaine public: Méditerranés, Penelope, Project Gutenberg, Remacle, Wikisource (FR))

Hygin est un grammairien romain d’origine humble né soit en Espagne, soit à Alexandrie, et dont nous connaissons peu de choses. Il aurait été l’esclave de Jules César et aurait étudié à Rome sous l’historien Alexandre Polyhistor. Affranchi par Auguste, il succède à Pompeius Macer comme gestionnaire de la Bibliothèque palatine. Il fréquente le milieu littéraire de l’époque, comme Virgile ou Ovide. Étant plus un compilateur qu’un auteur, on lui connait de nombreuses oeuvres sur des sujets très divers — un Commentaire sur Virgile, De familiis Troianis (Des familles de Troie), De origine situque urbium Italicarum (De l’origine et de la localisation des villes italiques), De agricultura (De l’agriculture), De apibus (Des abeilles), De diis penatibus (Des dieux pénates) et De proprietatibus deorum (Des propriétés des dieux) — qui ne nous sont pas parvenus. Toutefois, deux de ses oeuvres nous sont plus ou moins parvenues:

  • Fabulae (les “histoires” sont constituées de deux-cent-soixante-dix-sept chapitres qui nous racontent, d’une façon concise mais austère, la mythologie grecque et romaine, la généalogie des héros et des dieux, et nous offrent diverses autres listes (Les Devins, Les Enfants de Typhon et d’Echidna, Les Fils de Neptune, Ceux qui tuèrent leur épouse, Les quadriges qui causèrent la perte de leur conducteur, etc.). C’est une source riche en informations sur la culture et les croyances romaines. L’ouvrage est disponible aux Belles Lettres, dans des éditions variées (Amazon, Goodreads) ainsi que dans le domaine public: ToposText)
  • De Astronomia (De L’Astronomie est un ouvrage d’introduction à l’astronomie composé de quatre livres: le premier traite de cosmographie, le second de mythes stellaires [catastérismes, constellations], le troisième de l’astrothésie, et le quatrième du mouvement des astres. Il s’agit certainement d’une compilation de sources grecques et latines. L’ouvrage est disponible aux Belles Lettres, dans des éditions variées (Goodreads) ainsi que dans le domaine public: Internet Archive, ToposText )

Prochainement: La littérature romaine (9): Sous le Principat (2)

[ Index ]

Torlonia Collection

The Collection

The Torlonia Collection is probably the biggest private collection of ancient art in the World. It was gathered in the 19th century by a family of rich ennobled Italian bankers, the Torlonia, through the acquisitions of other collections and archaeological digs on their own estates. To showcase the collection’s 620 sculptures, Prince Alessandro Torlonia founded the Torlonia Museum in 1875. The museum closed during WW2 and the collection was put in storage in 1960. It was therefore out of the public sight for a very long time. Following an agreement with the Italian government, the Torlonia Foundation was created in 2014 to conserve and promote the collection and a new museum was opened in 2016.

A special selection of the collection, comprising nearly sixty pieces (only one-tenth of the collection!), was gathered for a travelling exhibition. It was first exhibited at the Villa Caffarelli of the Capitoline Museum of Rome from 14 October 2020 to 27 February 2022. Then it went to the Gallerie D’Italia in Milan (from 25 May to 18 September 2022), to the Louvres Museum, in Paris (France), from 26 June 2024 to 6 January 2025, to the Art Institute of Chicago (from 15 March 2025 to 29 June 2025) and the Kimbell Art Museum, in Fort Worth (Texas), from September 14 2025 to January 25 2026. It is now shown at the Montreal Museum of Fine Art from 14 March to 19 July 2026, after which time the exhibition will return to Italy.

“Statue of Leda and the Swan” composition; the “modern” additions are in dark blue

The first room introduces us to the collection as well as to the conservation and restoration work done by the Laboratori Torlonia. A great emphasis is put on the fact that most ancient sculptures were not found complete and some restorative work was done on them at some point. Each descriptive panel clearly shows for each piece that the sculpture combines ancient and later elements (characterized as “modern”, the restoration could date from the Renaissance or the 18/19th century). Sometime, it even includes parts of another ancient work that was not originally related to the sculpture. For example, on the Germanicus statue (the only bronze work of the collection), both arms, the right leg and its draped stump support as well as the head are all “modern” restorative additions. In the case of the “Statue of Leda and the Swan”, the head, both arms, the cloth, the left foot as well as the head of the swan are also later additions.

Funerary statuary

The next room shows how the Romans used art (monuments and sculptures) to commemorate the death of their loved ones. We particularly note the statue of a couple holding hands, the funerary monument of a fourteen year-old boy, and two sarcophagi illustrating the labours of Hercules, one with a lid depicting a reclining couple.

“A population of statues”

The Romans surely loved their sculptures as they were everywhere in their cities and their homes. They were not only the expression of the Romans appreciation for art, but also a form of visual communication. Monuments, reliefs and statuary were used for advertising, for commemoration, for showing off one’s status, and also for political propaganda. Today, they can also tell us a lot about the Roman culture: their clothing, hairstyles, beliefs, occupations, architecture, etc. Statuary is not only beautiful, it is also, in many ways, useful. Notable are a statue of a youth and, particularly, the Portus relief which was probably a votive offering from a merchant to bring good luck. It depicts in detail the harbour of Portus, with its building (the lighthouse!) and ships, as well as many auspicious symbols and protective deities, and still shows some traces of polychromy.

Imperial portraits

For me, one of the most interesting aspects of Roman sculpture is the imperial portraits. They are usually an idealized portrait of the emperor which (along with coinage) serves the imperial propaganda by making the emperor easily recognizable and promoting his greatness. This exhibition uses them to explain the strategies of succession, where emperors use strategic adoptions and marriages to ensure their dynastic continuity. Notable are the portraits of Augustus, Marcus Aurelius, Lucius Verus, Crispina, Commodus, Septimius Severus, young Commodus and Julia Domna.

Lucius Verus

I would be lying if I was not admitting that the main reason for me to visit this exhibition was not to see the bust of the emperor to whom I dedicated seven years of higher education. It is really nice to be able to see this bust of Lucius Verus in Montreal. However, the Torlonia Collection holds another bust of Verus that is unfortunately not part of this exhibition. It is sad because it is a beautiful one: an antique black marble head on a “modern” alabaster bust with armour and paludamentum coming from the Giustiniani Collection (MT 350). I was also hoping to see a relief from the Palazzo Giraud-Torlonia depicting a Clementia scene where Verus stands with a kneeling barbarian, probably coming from a triumphal arch or the arch of Divus Verus. I have never seen it and it was not part of the exhibition (it’s not even mentioned in the collection’s catalogue).

Realism of life

One characteristic of Roman sculpture, in opposition to its Greek counterpart which tended to be more formal and sober, is that it depicts life with great realism and even, sometimes, a little extravagance. Whether they represent children (often as gods or with animals), a goddess or old men, the body and facial features are realistic and includes genitals, love handles, wrinkles and warts. Also, contrary to common belief, the statuary was never plain white marble, but was generally painted with rich and vivid colours, of which we can sometimes still find traces. Notable are the statues of Cupid and Psyche, a boy with dogs, crouching Aphrodite, the old man of Otricoli and Euthydemus of Bactria.

The Myths & Gods

Another thematic very popular in sculptures is the depictions of myths and gods: the labours of Hercules, Leda and the Swan, the Mithraic mysteries, the personification of the Nile, Apollo, Aphrodite, Artemis Ephesia (with her multiple breasts) or Athena.

Conclusion

I’ve been waiting to see this exhibition for several months now and I am really glad it is finally here. I intend to go visit several times. It is a unique chance to see this exceptional collection and to be able to appreciate Roman sculptures without having to travel far. Of course, I am a little disappointed that the exhibit didn’t include more imperial portraits (particularly of Lucius Verus). Also, despite having studied ancient history, I am quite surprised (and disappointed) to discover that those superb pieces of art are largely made of restorations (I wouldn’t say they are “fake”, but the vision of the original artist might have been distorted by the perception that we had of it in the Renaissance or the 19th century). I knew that noses, fingers and genitals often had to be recreated or that sometimes heads were swapped, but I never imagine that the restoration work was so extensive.

Nevertheless, this is an exceptional exhibition that everyone interested in art or ancient history must see. The Torlonia Collection: Masterpieces of Roman Sculpture exhibition takes place at the Montreal Museum of Fine Arts until July 19, 2026. Don’t miss it.

Mediagraphy

For further information, you can consult those web sites:

  • Wikipedia: Torlonia Family [FR / EN / IT], Torlonia Collection [FR / EN], Alessandro Torlonia [FR / EN / IT], Torlonia Museum [FR / EN / IT].

A day at the museum [002.026.074]

Typique Mars

[ iPhone 17 Pro, Domus, 2026/03/14 ]

C’est typiquement du mois de mars: la neige avait pratiquement toute fondue en avant et on commençait à penser au jardin; c’est alors qu’on se retrouve avec un bordée de verglas et puis, quelques jours plus tard, dix centimètres de belle neige bien lourde. Enfin, tout ça devrait fondre rapidement. Après quelques jours de température en yo-yo autour du point de congélation, ce sera le printemps et je pourrai enfin sortir la bicyclette (et repenser au jardinage) !

Pictorial chronicles [002.026.073]

Alyssum wulfenianum

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2022/05/25 ]

Alyssum / Madwort / Cultivar ‘Golden Spring

ミヤマナズナ [深山薺 / Miyama Nazuna / “Deep Mountain Shepherd’s Purse”]

Une image florale pour rendre l’hiver plus supportable. • A floral vista to make winter more tolerable. • 冬を快適に過ごせるように花の景色を楽しみましょう。

Images du mer-fleuri [002.026.070]

Hypericum perforatum

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/06/24 ]

Millepertuis commun / St. John’s wort / セイヨウオトギリ [Seiyouotogiri]

Bombus griseocollis / Bourdon à ceinture brune / brown-belted bumblebee

Une image florale pour rendre l’hiver plus supportable. • A floral vista to make winter more tolerable. • 冬を快適に過ごせるように花の景色を楽しみましょう。

Images du mer-fleuri [002.026.063]

Robotech live-action ?

A colleague from the original Protoculture days recently shared with me a Youtube 3:20 min. clip of an (obviously) AI-made “live action” titled Robotech 2026. It brought back lots of memories. We were wondering if it was just a fan project made as a proof of concept or if it was the preview for a real studio movie. We did some digging…

Robotech 2026 is a fan-made short film directed by Peter Hyoguchi and created with AI (Grok) to simulate a live-action movie trailer inspired by the opening sequence of the Robotech animated TV series. It’s described as “a non-commercial fan film made for creative and educational purposes” and acknowledged that “Robotech and all related characters are the property of Harmony Gold”.

On Youtube, there is also a shorter (2:00 min.) clip for another project called Robotech: New Gen 2026 as well as a 0:30 teaser for the same project, which is the trailer for a hypothetical AI “live-action” adaptation of Robotech: New Generation. This one is really good (unless it is because New Generation has always been one of my favourite parts). I am really NOT a big fan of AI, but it is nevertheless an interesting proof of concept.

Apparently, Sony Pictures is still planning a Robotech live action written by Art Marcum and Matt Holloway and directed by Rhys Thomas, but I doubt it will ever see the light of day (although there is a terrible fan-made trailer for it!).

If you are interested in reminiscing further about Robotech and anime in general, you can check out my web site “Protoculture Memories”…

Bulles dans le parc / Bubbles in the park

[ iPhone 17 Pro, Parc Frédéric-Back, 2026/02/14 & 21 ]

Il y a quelques semaines j’ai remarqué qu’on avait commencé à installer de nouvelles bulles dans la section Boisée Ouest du Parc Frédéric-Back. Elles sont d’un vert plus clair que les anciennes. Ces bulles (ou sphères) servent de couvert protecteur aux puits de captage du biogaz (afin de collecter et pomper le méthane vers une centrale électrique). J’ai également noté qu’on avait entreposé une trentaine de caisses contenant des bulles (déjà numérotées). Cela démontre que les travaux d’aménagement avancent (bien que TRÈS lentement) même si cette section de vingt-quatre hectares n’ouvrira au public qu’en juin 2027. Il reste encore beaucoup à faire: finir le terrassement, aménager les sentiers, installer le restant des bulles, planter plus de deux mille arbres, etc. Mais cela avance. J’ai bien hâte que cette nouvelle section soit accessible au public et que je puisse m’y promener…

Pictorial chronicles [002.026.052]

Jour de la marmotte / Groundhog Day

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/06/08 ]

Marmota monax [FR/EN/JP]

Au début février, c’est le jour de la marmotte (Grounhog Day en anglais ou グラウンドホッグデー en japonais). Il s’agit d’une vieille tradition européenne qui prédit la venue du printemps sur le comportement d’animaux qui sortent de leur hibernation à la Chandeleur.  Dans le cas de la marmotte, c’est une tradition allemande importée en Pennsylvanie par des immigrants au XIXe siècle. S’il fait beau (et que la marmotte voit son ombre), elle retourne se coucher et l’hiver durera encore six semaines. Par contre, si le temps est couvert (pas d’ombre), elle sortira et le printemps sera hâtif.

Bien sûr, tout cela est de la superstition folklorique et les marmottes ne peuvent pas prédire la température. En fait, leurs prédictions ne sont exactes que dans un peu moins de quarante pour cent des cas. Et souvent, comme c’est le cas cette année, elles se contredisent . Willie de Wiarton, la marmotte ontarienne, et Fred, la marmotte québécoise, ont tous deux prédit un printemps hâtif, alors que Punxsutawney Phil, la marmotte américaine, a elle prédit six autres semaines d’hiver (mais il faut prendre tout ce qui vient de nos voisins du sud avec un gros grain de sel!). Quoiqu’il en soit, vivement le printemps (et l’été) !

Jeudi nature en images [002.026.050]

Les Arts du Tout-Monde

[ iPhone 17 Pro, Musée des Beaux-Arts, 2026/02/13 ]

Avec l’exposition “Les Arts du Tout-Monde”, le Musée des Beaux-Arts de Montréal propose un survol des arts des différentes civilisations de notre planète dans une perspective comparative, transhistorique et interculturelle. Cela fait un fascinant méli-mélo d’objets, mais qui en valait bien le déplacement.

Évidemment, j’ai été particulièrement intéressé par la salle Japonaise qui nous fait découvrir notamment, la fameuse collection de boîtes à encens [香合 / kôgô] de Clemenceau, les intrigants Netsuke [根付] — voir également l’expérience numérique “Les netsuke au bout des doigts” sur le site du musée — ainsi qu’une oeuvre de Hokusai (un nishiki-e de la série “Tour des chutes d’eau des différentes provinces” datant de c1832 et intitulé “Cascade où Yoshitsune baigna son cheval à Yoshino”) !

Toutefois ma partie favorite reste tout de même la salle dédiée aux civilisations anciennes du bassin méditerranéen: de figurines Cycladiques à une mosaïque paléochrétienne protobyzantine, en passant par du mobilier funéraire égyptien, un bas-relief assyrien du palais d’Assurnazirpal II à Nimrud, de la poterie grecque, de la statuaire romaine (Janus, Socrate, Corbulo ou Cassius Longinus) et même les incontournables pièces de monnaie (numérotées mais sans la moindre fiche descriptive !; je peux tout de même voir que cela s’échelonne du drachme athénien [1] à une pièce byzantine [16], en passant par un denier de Marcus Aurelius [11]) !

Beaucoup de plaisir pour les yeux. Je recommande chaudement et j’y retournerai sûrement.

A day at the museum [002.026.046]

Exochorda

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2022/05/25 ]

Exochorde / Pearlbush / cultivar ‘Snow Day Surprise

J’ai déjà mentionné l’exochorde sur ce blog à deux reprises, en 2021 et en 2024.

Une image florale pour rendre l’hiver plus supportable. • A floral vista to make winter more tolerable. • 冬を快適に過ごせるように花の景色を楽しみましょう。

Images du mer-fleuri [002.026.042]

Halyomorpha halys

[ iPhone 17 Pro, domus, 2026/02/06 ]

Punaise marbrée / Brown marmorated stink bug
クサギカメムシ [臭木亀虫 / kusaki kame mushi]

C’est la première fois que je remarque cet insecte dans la maison. Il s’agit d’une espèce d’hétéroptère envahissante originaire d’Asie de l’Est et qui est apparue en Amériques dans les années ’90 (et dans la région de Montréal vers 2018). À l’automne, il cherche un abris pour l’hiver (parfois en pénétrant dans des interstices des maisons) et au printemps il resort, à la recherche de nourriture. Il est également communément appelé “punaise diabolique” (sans doute à cause de l’allure de sa larve qui possède des yeux rouges et des piquants sur le corps et les pattes; quoique le dessous rappel certain design de Giger dans Alien). Malgré ce nom, il est cependant inoffensive pour l’homme (mis à part qu’il libère pour se défendre une odeur désagréable, un peu aigre et qui rappelle la coriandre). Toutefois, sa présence m’inquiète toute de même car il est considéré comme nuisible et ravageur, particulièrement pour les arbres fruitiers, mais aussi pour les brassicacées, les cucurbitacées et les rosacées. Je vais devoir redoubler d’effort pour protéger le jardin et le pommier (sans doute en aspergeant de la kaolinite).

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

BugGuideGoogleiNaturalistInvasive.org
FranceBleuJardinier ParesseuxJournal de MtlMétéoMédiaIci R-C

Jeudi nature en images [002.026.036]