Blog update

J’apprécierais beaucoup si vous pouviez prendre le temps de remplir le petit sondage ci-dessous pour me faire connaître vos préférences sur les sujets traités dans ce blog. Êtes-vous plus intéressé lorsque je parle de culture japonaise (anime & manga), d’histoire (romaine plus particulièrement), de sciences naturelles (faune et flore), de science-fiction, tous ces sujets à la fois, aucun de ces sujets ? Si d’autres sujets vous intéresse plus particulièrement vous pouvez l’indiquer dans un commentaire… Merci. 

Aussi, j’ai récemment mis à jour l’index de mes poèmes et j’ai également ajouté un index pour mes Haïku, ainsi qu’un index pour mes Tanka. Les index se trouvent dans la colonne de droite, sous le titre “Series Index”. Si la poésie du piètre poète du dimanche que je suis vous intéresse, vous devriez y jeter un coup d’oeil. Bonne lecture…

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I would greatly appreciate it if you could take a moment to fill out the short survey below to let me know your preferences regarding the topics covered in this blog. Are you more interested when I talk about Japanese culture (anime & manga), history (Roman history in particular), natural sciences (flora and fauna), science fiction, all of these topics, or none of them? If there are other topics that particularly interest you, please mention them in a comment. Thank you.

Also, I recently updated the index of my poems and added an index for my haiku, as well as an index for my tanka. The indexes can be found in the right-hand column, under the heading “Series Index.” If the poetry of this mediocre Sunday poet interests you, you should take a look. Happy reading!

Blog update [002.026.151]

The B5 curse

After hearing Lorien tell Sheridan (S04, Ep05) that reanimating him had cut his life short and that he had only twenty more years to live, making him die in his sixties, I just realized, by total chance, that half the main actors of the Babylon 5 series did die in their sixties (well, many of them anyway) !

Still alive are:

Apparently, I am not the only one to think this weird… I guess that fighting the Shadows was quite unhealthy !

Labidomera clivicollis

[ iPhone 17 Pro, domus, 2026/06/02 ]

Chrysomèle de l’asclépiade / Milkweed leaf beetle

J’ai déjà documenté cette bestiole l’an dernier, mais en voici une plus belle image. La livrée de cette espèce comporte beaucoup de variations (plus d’un vingtaine, surtout les taches sur les élytres). Malgré sa ressemblance avec la coccinelle, elle n’appartient pas à la même famille de coléoptères (il s’agit de la famille des Chrysomelidae et non des Coccinellidae). Elle se nourrit surtout des feuilles des Astéidés du genre Asclepias, ayant acquis une immunité contre les stéroïdes toxiques que contient son latex. Cette diète la rends elle même toxique pour ses prédateurs, un mécanisme de défense qui s’exprime par une vive couleur et que l’on appel aposématisme. 

Jeudi nature en images [002.026.155]

Lapin sous la pluie / Rabbit under the rain

[ iPhone 17 Pro, Parc Frédéric-Back, 2026/05/28 ]

Sylvilagus floridanus [FR / EN / JP / IT]

J’ai encore pu observer un lapin dans le parc. J’ignore si c’est le même que le mois dernier, mais c’était dans la même région du parc (près de bosquets entre le secteur de la Plaine et du Boisé). ❖ I was able to observe another rabbit in the park. I don’t know if it’s the same one as last month, but it was in the same area of ​​the park (near some groves between the Plain and Wooded sectors).

Jeudi nature en images [002.026.148]

Vieux Livres (4) : La Fontaine

Un ami qui m’est très cher
M’offrit ce livre en cadeau
Pour mon anniversaire

FABLES
DE
[Jean de] LA FONTAINE,
AVEC UN NOUVEAU COMMENTAIRE.
PAR [Pierre] COSTE
NOUVELLE ÉDITION,
ORNÉE DE DOUZE GRAVURES

PARIS,
Chez BILLOIS, Libraire, quai des Augustins,
Nº 31
1809

Il s’agit d’un volume unique en in-8 (11.5 x 17 x 3 cm) avec une reliure en plein veau (avec des pièces de titre doré sur cuir rouge et noir au dos), de 440 pages (avec une notice sur la vie de La Fontaine, une Dédicace à Monseigneur Le Dauphin, une préface de La Fontaine, La Vie d’Ésope le Phrygien, 12 livres de fables, les court récits “Philémon et Baucis”, “Les Filles de Minée”, “La Matrone d’Éphèse”, “Belphégor”, 3 fables attribuées à La Fontaine et une table alphabétique des fables), avec commentaire par Pierre Coste, douze gravures, publié en français à Paris chez Billois en 1809. Il est en excellente condition (pratiquement aucune tache ou rousseur, mais quelques dommages à la reliure; la tranche est teinte en jaune).  

Un très bel ajout à ma collection. Merci Mario !

[ Abe BookseBayThat Guy With The Books WikipediaWorldCat ]

Autres articles sur le sujet de mes vieux livres :

Old Books
Old Books (updated)
Cabinet de curiosités
Latest acquisition (Valère Maxime)
A Natural History: Investigation Update
Natural History Quest: A Sequel
Natural History: Final Research
La Chronique de Nuremberg
Antiquarian Book Fair / SLAM
Old Books (Part 3): Historia Augusta

Lectures romaines

Pour accompagner ma série d’articles sur la littérature romaine, je vais m’efforcer de lire la plupart (du moins un extrait) des titres d’auteurs romains que j’ai dans ma bibliothèque.

7. César: De Bello Gallico

Après avoir lu La Guerre Civile de César, que j’ai trouvé plutôt ennuyant, je me suis lancé dans son récit de La Guerre des Gaules. L’édition que j’avais sous la main était une traduction française: Jules César: La guerre des Gaules. Paris: Union Générale d’Éditions (Coll. “Le Monde en 10-18” #76), mai 1964. 252 pages.

[ AmazonGoodreadsNelliganWikipediaWorldCat ]

La Guerre des Gaules, ce n’est pas seulement l’histoire, combien saisissante en sa concision, d’une conquête. C’est aussi un classique de l’art militaire et l’un des joyaux les plus purs de la littérature latine. Cet ouvrage témoigne du génie si extraordinairement complet de celui qui fut, à la fois, un homme d’action, un homme de pensée et un écrivain de haute lignée.”

[Texte de la couverture arrière]

Le Commentaires sur la Guerre des Gaules (De Bello Gallico) fait le récit de la campagne militaire de César en Gaules. Il est composé de sept volumes écrits entre 58 et 52 AEC, puis publiés entre 57 et 51, qui seront complétés par un huitième volume écrit par Aulus Hirtius en 51-50 puis publié en 43. Chose surprenante, l’ouvrage offre une lecture assez aisée et intéressante — plus intéressante, en fait, que la Guerre Civile — car, en plus des récits de combats, de tactiques et de manoeuvres militaires, on y retrouve un certain élément ethnographique où les moeurs des gaulois, bretons et germain sont brièvement décrits. Ce récit fascinant m’a permis de faire plusieurs constatations tout à fait étonnantes:

Caius Julius Caesar, partisan de la faction des populares, poursuit avec succès un carrière politique qui le rends fort populaire. Après avoir obtenu en 60 AEC un poste de propréteur en Hispanie, il forme une alliance avec Crassus et Pompée — le premier Triumvirat — ce qui lui permettra d’être élu consul en 59. Comme c’est souvent le cas, il est par la suite nommé proconsul, mais, exceptionnellement, pour cinq ans et avec trois provinces (la Gaule cisalpine et l’Illyrie, auxquelles s’ajoute la Gaule transalpine) et quatre légions à sa charge. Il est alors basé en Gaule cisalpine l’hiver et l’été en Gaule Narbonnaise (aussi appelée plus tard simplement la “Province Romaine”, nom qui sera ensuite déformé en Provence). César ne traverse pas en Gaule transalpine sur un coup de tête. Si, certes, cela sert son ambition, il lance ses armées en Gaule à la demande même des Gaulois ! D’abord pour défendre les Héduens contre l’invasion des Helvètes, puis contre leur ennemi, les Arvernes, qui utilisent des mercenaires germains, et enfin contre les peuples gaulois qui s’opposent à la présence romaine. César se sert donc de ce prétexte pour “rétablir l’ordre” dans la région en la faisant romaine. La guerre durera huit ans.

On imagine souvent la Gaule comme une entité uniforme, mais en fait c’est loin d’être le cas. D’abord, si l’on parle de guerre DES Gaules (au pluriel) c’est qu’il y en a cinq: la Gaule cisalpine (dites “romaine”, conquise depuis plusieurs siècle mais constituée en province seulement en 81, elle fait maintenant partie de l’Italie du Nord), la Gaule transalpine (la Gaule narbonnaise ou Province, parfois aussi appelée Gallia Bracata — la Gaule des braies, par opposition la Gaule cisalpine, romanisée, où l’on portait la toge — conquise en 120 mais constituée en province seulement en 70) et la Gallia comata (Gaule chevelue) aussi appelée “les Trois Gaules” car elle était composée de la Gaule aquitaine, de la Gaule lyonnaise (appelée aussi Gaule celtique) et de la Gaule belgique. 

Chacune de ces régions était loin d’être homogène puisque ceux que nous appelons “gaulois” forment en fait une centaine de peuples différents (voir la carte) généralement organisés autour d’une civitas (chef-lieu). On y retrouvait des différences ethniques (ils n’étaient pas tous celtes, puisque les aquitains étaient d’origines proto-basques) et des variations linguistiques (les aquitains avec des influences Ibériques et les belges avec des influences germaniques). Les principaux peuples gaulois étaient les Allobroges (Vienna) et Tolosates (Tolosa/Toulouse) pour la Gaule Narbonnaise, les Ambiens (Samarobriva/Amiens), Atrebates (Nemetocenna/Arras), Bellovaques (Caesaromagnus/Beauvais), Rèmes (Durocortorum/Reims), et Trevires (Treverorum/Trèves) pour la Gaule Belgique, et les Arvernes (Civitas Arvernorum/Clermont-Ferrand, Gergovie), Bituriges Cubes (Avaricum/Bourges, Mediolanum/Châteaumeillant, Argentomagnus/Argenton), Cadurques (Divona Cadurcorum/Cahors, Uxellodunum), Carnutes (Autricum/Chartres, Cenabum/Orléans), Eduens (Bibracte), Lemovices (Augustoritum/Limoges), Mandubiens (Alésia), Parisii (Lutèce), Pictons (Lemonum/Poitiers), Santons (Mediolanum Santonum/Saintes), Senons (Agedincum/Sens), Sequanes (Vesontio/Besançon), et Venetes (Darioritum/Vannes) pour la Gaule Lyonnaise.

Si le village d’Astérix (que Uderzo situait probablement en Côtes-d’Armor) n’est pas mentionné dans La Guerre des Gaules (en fait César ne mentionne que quelques fois l’Armorique [II: 34, V: 53, VII: 75, VIII: 31] et ses peuples: Coriosolites [candidats probable pour nos irréductibles], Riedones, Ambibarii, Calètes, Osismes, Lemovices [sic, Lexoviens ?], Unelles — ainsi que les Namnètes et Vénètes que César omets dans sa liste), les deux héros de la série télévisée Rome sont, eux, mentionnés ! En effet, T. Pullo et L. Vorenus sont deux centurions courageux en constante compétition [V: 44] !

Il est évident que la vie de légionnaire ne consistait pas seulement à participer aux combats, alors que la majorité de leur temps était consacré à des expéditions de ravitaillement (fourrage, blé) et à la construction d’infrastructures routières (trottoirs de bois pour les marais, ponts) et des camps (fortifications défensives, tranchés, palissades, tours, machines de guerre, etc.) qui devaient se déplacer fréquemment. 

À plusieurs reprises (aux livres V, VI et VII), César mentionne un commandant d’armée nommé Cicéron. J’ai d’abord été surpris, croyant qu’il s’agissait de l’orateur Marcus Tullius Cicero (dont j’ai déjà parlé) qui était l’un des opposants de César au Sénat, mais en fait il s’agissait de son frère cadet Quintus Tullius Cicero, qui fut légat de César entre 54 et 52. 

Autre découverte étonnante: César, durant la guerre des Gaules en 55-54, traverse la Manche à deux reprises pour faire, sans grand succès, des expéditions en Bretagne [IV: 20-36, V: 1-23]. Les bretons s’avèrent des adversaires redoutables et, malgré plusieurs projets sous Auguste et Caligula, la Bretagne ne sera conquise que sous Claude entre 43 et 47 EC. En 55, César entreprends également une brève expédition outre-Rhin pour repousser et intimider les germains [IV: 16-19]. Pour ce faire, il fait construire un pont sur le Rhin, mais ne reste en Germanie que dix-huit jours.

Finalement, la guerre des Gaules n’a pas pris fin avec le siège et la victoire d’Alésia [VII: 68-90]. C’est là que le récit de César s’arrête, mais Aulus Hirtius le poursuit. Malgré la défaite de Vercingétorix, plusieurs peuples se révoltent (Bituriges, Carnutes, Bellovaques, Pictons, Cadurques, Trévires, Atrébate, Aquitains, etc.) [VIII: 1-48]. Après huit ans de guerre, la Gaule est enfin pacifiée [VIII: 49-51]. Toutefois, la balance de pouvoir au Sénat commence àa favoriser Pompée et César se doit donc de retourner à Rome [VIII: 52-55]. Et les dés seront jetés…

Extraits:

I, 2: “Orgétorix (…) conjura avec la noblesse et engagea les habitants à sortir du pays avec toutes leurs forces ; il leur dit que l’emportant par le courage sur tous les peuples de la Gaule, ils la soumettraient aisément tout entière à leur empire. Il eut d’autant moins de peine à les persuader, que les Helvètes sont de toutes parts resserrés par la nature des lieux (…). 11: Déjà les Helvètes avaient franchi les défilés et le pays des Séquanes ; et, arrivés dans celui des Édues, ils en ravageaient les terres. Ceux-ci, trop faibles pour défendre contre eux leurs personnes et leurs biens, députent vers César, pour lui demander du secours (…). César, déterminé par ce concours de plaintes, crut ne devoir pas attendre que tous les pays des alliés fussent ruinés, et les Helvètes arrivés jusque dans celui des Santons.”

I, 30: “La guerre des Helvètes étant terminée, des députés de presque toute la Gaule et les principaux habitants des cités vinrent féliciter César ; ils savaient bien, disaient-ils, que sa guerre contre les Helvètes était la vengeance des injures faites au peuple romain (…). Ils demandèrent à César la permission de convoquer l’assemblée générale de toute la Gaule (…). 31: (…) Ayant obtenu audience, ils se jetèrent à ses pieds en versant des larmes, (…) « deux partis divisaient la Gaule. L’un avait les Édues pour chef, l’autre les Arvernes. Après une lutte de plusieurs années pour la prééminence, les Arvernes, unis aux Séquanes, attirèrent les Germains en leur promettant des avantages. Quinze mille de ces derniers passèrent d’abord le Rhin (…). Il arrivera dans peu d’années que tous les Gaulois seront chassés de leur pays, et que tous les Germains auront passé le Rhin ; car le sol de la Germanie ne peut pas entrer en comparaison avec celui de la Gaule, non plus que la manière de vivre des deux nations. (…) César, par son autorité, par ses forces, par l’éclat de sa victoire récente, et avec le nom du peuple romain, peut empêcher qu’un plus grand nombre de Germains ne passent le Rhin, pour défendre la Gaule entière contre les violences d’Arioviste ». 33: Instruit de tous ces faits, César (…) voyait en outre le péril qu’il y avait pour la république à laisser les Germains s’habituer à passer le Rhin et à venir en grand nombre dans la Gaule. Ces peuples grossiers et barbares, une fois en possession de la Gaule entière, ne manqueraient pas sans doute, à l’exemple des Cimbres et des Teutons, de se jeter sur la province romaine et de là sur l’Italie, d’autant plus que la Séquanie n’était séparée de notre province que par le Rhône. César pensa donc qu’il fallait se hâter de prévenir ces dangers.“

V, 44: “Il y avait dans cette légion deux centurions, hommes du plus grand courage et qui approchaient déjà des premiers grades, T. Pullo et L. Vorénus. Il existait entre eux une continuelle rivalité, et chaque année ils se disputaient le rang avec une ardeur qui dégénérait en haine. (…)”

VI, 11: “Au point où l’on est arrivé, il n’est pas sans doute hors de propos de parler des mœurs de la Gaule et de la Germanie, et de la différence qui existe entre ces deux nations. Dans la Gaule, ce n’est pas seulement dans chaque ville, dans chaque bourg et dans chaque campagne qu’il existe des factions, mais aussi dans presque chaque famille : ces factions ont pour chefs ceux qu’on estime et qu’on juge les plus puissants ; c’est à leur volonté et à leur jugement que sont soumises la plupart des affaires et des résolutions. (…) 13: Dans toute la Gaule, il n’y a que deux classes d’hommes qui soient comptées pour quelque chose et qui soient honorées ; car la multitude n’a guère que le rang des esclaves, n’osant rien par elle-même, et n’étant admise à aucun conseil. La plupart, accablés de dettes, d’impôts énormes, et de vexations de la part des grands, se livrent eux-mêmes en servitude à des nobles qui exercent sur eux tous les droits des maîtres sur les esclaves. Des deux classes privilégiées, l’une est celle des druides, l’autre celle des chevaliers. Les premiers, ministres des choses divines, sont chargés des sacrifices publics et particuliers, et sont les interprètes des doctrines religieuses. (…) À une certaine époque de l’année, ils s’assemblent dans un lieu consacré sur la frontière du pays des Carnutes, qui passe pour le point central de toute la Gaule. (…) 14: Les druides ne vont point à la guerre et ne paient aucun des tributs imposés aux autres Gaulois ; ils sont exempts du service militaire et de toute espèce de charges. (…) Une croyance qu’ils cherchent surtout à établir, c’est que les âmes ne périssent point (5), et qu’après la mort, elles passent d’un corps dans un autre, croyance qui leur paraît singulièrement propre à inspirer le courage, en éloignant la crainte de la mort. Le mouvement des astres, l’immensité de l’univers, la grandeur de la terre, la nature des choses, la force et le pouvoir des dieux immortels, tels sont en outre les sujets de leurs discussions : ils les transmettent à la jeunesse. (…) 16: Toute la nation gauloise est très superstitieuse (…). 17: Le dieu qu’ils honorent le plus est Mercure. 19: (…) Les hommes ont, sur leurs femmes comme sur leurs enfants, le droit de vie et de mort (…). 21: Les mœurs des Germains sont très différents (…). Toute leur vie se passe à la chasse et dans les exercices militaires (…). 22: Ils ne s’adonnent pas à l’agriculture, et ne vivent guère que de lait, de fromage et de chair (…)”.

VII, 88: “César hâte sa marche pour assister à l’action. (…) Nos soldats, laissant de côté le javelot, tirent le glaive. Tout à coup, sur les derrières de l’ennemi, parait notre cavalerie ; d’autres cohortes approchent ; les Gaulois prennent la fuite ; notre cavalerie barre le passage aux fuyards, et en fait un grand carnage. (…) 89: Le lendemain Vercingétorix convoque l’assemblée, et dit : « Qu’il n’a pas entrepris cette guerre pour ses intérêts personnels, mais pour la défense de la liberté commune ; que, puisqu’il fallait céder à la fortune, il s’offrait à ses compatriotes, leur laissant le choix d’apaiser les Romains par sa mort ou de le livrer vivant. » On envoie à ce sujet des députés à César. Il ordonne qu’on lui apporte les armes, qu’on lui amène les chefs. Assis sur son tribunal, à la tête de son camp, il fait paraître devant lui les généraux ennemis. Vercingétorix est mis en son pouvoir ; les armes sont jetées à ses pieds.”

VIII, Préface de A. Hirtius: “Cédant à tes instances, Balbus, (…) je me suis imposé une tâche bien difficile. J’ai continué les commentaires de notre César sur ce qu’il a fait dans la Gaule (…). 1: Toute la Gaule étant soumise, César, qui avait passé l’été précédent à faire la guerre sans la moindre interruption, désirait que l’armée pût au moins, dans ses quartiers d’hiver, se délasser de si grandes fatigues, lorsqu’on lui annonça que plusieurs nations se concertaient pour reprendre les armes. (…) 52: Déjà même C. Curion, tribun du peuple, prenant en main la défense des intérêts et de l’honneur de César, avait dit souvent dans le sénat, que si l’on avait quelque ombrage de la puissance militaire de César, celle de Pompée et sa domination ne devaient pas inspirer moins d’inquiétude ; que l’un et l’autre devaient désarmer et licencier leurs troupes ; qu’ainsi Rome recouvrerait sa liberté et ses droits. Non seulement il fit cette déclaration ; mais il commençait à la faire mettre aux voix, quand les consuls et les amis de Pompée s’y opposèrent ; le sénat s’en tira en prenant un parti moyen. 54: (…) Il pensait qu’il suffisait, pour la tranquillité de la Gaule, que les Belges, le plus courageux de ces peuples, et les Édues, dont le crédit était immense, fussent contenus par des armées romaines. Il partit lui-même pour l’Italie. 55: (…) Quoiqu’une telle conduite ne laissât à personne le moindre doute sur les projets tramés contre César, il résolut cependant de tout souffrir, tant qu’il lui resterait quelque espoir de se soutenir par la force de son droit plutôt que par celle des armes.”

[Le texte utilisé pour les extraits est celui de la traduction de Nisard, 1865]

Pour la notice sur Jules César, voir La littérature romaine (7): Époque classique: 1. Sous la République. c) l’Après-Cicéron.

[ Index ] 

Lectures romaines (7): César: De Bello Gallico

Anime & Manga update

NHK World Japan continues to be a great source of information about Japanese culture with their documentary series. 

Anime Manga Explosion 

Notable is the episode of Anime Manga Explosion  dedicated to Anime Sound, where voice actor Otsuka Akio reveals the techniques behind iconic lines from My Hero Academia and Bleach: Thousand-Year Blood War, and composer Inai Keiji talks about the music recording session for the new anime Star Wars: Visions Volume 3 The Duel: Payback. It aired on November 29 last year, but remains available as VOD until November 29, 2026.

The latest episode of Anime Manga Explosion is dedicated to “That Time I Got Reincarnated as a Slime, a fantasy series that has grown from a web novel into a hit anime. Original creator Fuse makes his first-ever TV appearance to share the passion behind the story. We also go behind the scenes at the anime studio [Eightbit], revealing production secrets from the very beginning of the series. Plus, we look at innovative production methods being used for the upcoming new season.” This episode aired on April 25, 2026 and will be available as VOD until April 25, 2027. 

Manben

The latest episode of Manben: Behind the scenes of manga with Urasawa Naoki is dedicated to Umino Chica (Honey and Clover). Urasawa Naoki takes us behind the scene of the production of the mangaka new series, March Comes in Like a Lion! The 21st episode of Manben Neo originally aired on November 22, 2025, with an extended version airing on March 19, 2026. The subtitled version aired on May 8, 2026 and will be available as VOD until May 8, 2027.

And other news

The spirit of the times is definitely one of nostalgia. Anime Expo, which will be held from July 2-5 at the Los Angeles Convention Center, has announced that it will host “the first official North American screening” of the 1984 movie The Super Dimension Fortress Macross: Do You Remember Love?. The screening will take place on July 5 at 12:00 p.m. PDT. (Source: ANN)

The highly anticipated reboot of Patlabor is finally out. Patlabor EZY File 1 (機動警察パトレイバー EZY / Kidō Keisatsu Patlabor EZY) premiered on May 15th — with File 2 coming on August 14th (more details on ANN, see the trailer on Youtube). The two-part movie is animated by J.C.Staff and directed by Yukata Izubuchi, with a script by Kazunori Itō, character design by Masami Yuuki, animation directed by Takamitsu Satou, costume design by Akemi Takada and music by Kenji Kawaii. I can’t wait to see this one. In the meantime, you can read the review on Anime News Network.

Bandai Namco Filmworks has announced two more films for the Votoms franchise, with the first one premiering on November 20. Armored Trooper VOTOMS: Die Graue Hexe / The Grey Witch (装甲騎兵ボトムズ灰色の魔女 / Sōkō Kihei Botomuzu Haiiro no Majo) is produced by Sunrise and Production I.G and directed by Mamoru Oshii, with mecha design by Shinobu Tsuneki and Yoshiro Sono and music by Kenji Kawai. It will be part of Sunrise’s 50th anniversary commemoration. See the trailer on Youtube (Source: ANN)

Anime & Manga update [002.026.138]

Binge watching

Several years ago, I was bored and there was nothing notable on TV, so I started watching again the entire new series of Battlestar Galactica (2003-2009, 76 episodes). Last year, my mind needed to escape reality a little, so I watched again the entire series of The Expense (2015-2019, 62 episodes). It was so great ! They don’t do TV series like that anymore (save maybe on Apple TV, but series are too short and are released too slowly).

Now, I just started watching Babylon 5 again (1993-1998, 110 episodes). It’s a bit older, and it shows in the quality of the graphics, but it’s great nonetheless. That should keep my mind busy for a while…

I am wondering what I should watch again when I am done with B5. Maybe Game of Throne (2011-2019, 73 episodes) ? Unless, by that time, I am able to start this Anime old-timers’ Club I’ve been thinking about. I am quite eager to watch anime again, but I find it a little sad to watch by myself. So far, no volunteers have come forward, but I’ll see if I can meet interested people at Otakuthon… I surely would like to watch again series like Mospeada, Orguss, Kimagure Orange Road, Gundam, Star Blazers, etc. Or I might start just by myself. We’ll see… Anyone ?

Réveille faunique

[ iPhone 17 Pro, Parc Frédéric-Back, 2026/04/22-23 ]

Marmota monax [FR / EN / JP]

[ iPhone 17 Pro, Parc Frédéric-Back, 2026/04/28 ]

Thamnophis sirtalis sirtalis [FR / EN]

Si le parc n’est pas encore très fleuri, la faune est, elle, pleinement réveillée comme le démontre l’observation de nombreuses marmottes (lors d’une promenade j’ai pu en compter plus d’une demi-douzaine; il doit y en avoir des centaines dans le parc!) et même d’une grosse couleuvre (de près de soixante-dix centimètres de long!). La semaine dernière j’ai vu un lapin et on y aperçois aussi de nombreuses espèces d’oiseaux: les bernaches sont de retour, de même que les Urubus et les carouges, aussi des canards, en plus des habituels cardinals, étourneaux, pigeons, goélands, merles, corneilles, moineaux, pics et toutes ces petites espèces qu’il est difficile de distinguer les unes des autres. Cela commence à verdir. Vivement la floraison !

Jeudi nature en images [002.026.120]

Memoria maiorum

J’ai récemment acquis une peinture que j’aimais bien. Ma soeur en avait hérité au décès de ma mère et, comme elle faisait du ménage pour réduire un peu ses biens, elle me l’a transmise. Elle a été peinte par une “cousine” de ma mère, Clémence Gélinas Gauthier (1925-2015; parente, étrangement, non par les Gauthier — qui était le nom de famille de son mari — mais par les Gélinas). Elle avait entreprise la peinture comme passe-temps et démontrait un certain talent. Toutefois, cette peinture (et une autre avec un sujet similaire) représente beaucoup pour moi. Ce n’est pas seulement une peinture exécutée par une “tante”, mais aussi un important souvenir de la terre de mes ancêtres.

Selon ce qu’a écrit ma mère dans son livre Le tour du Québec en 70 ans: récit de Laure Gauthier, avant de prendre sa retraite en 1983, mon père avait décidé de travailler comme preneur de son sur un dernier film — une série documentaire de l’Office National du Film comportant cinq court métrages intitulée Le coeur et le riz tournés au Bangladesh par Michel Régnier — afin de voir s’il serait intéressé à reprendre son métier dans l’entreprise privé une fois à la retraite. À la fin du tournage, en mai 1983, ma mère est allé le rejoindre en Europe et, pendant six semaines, ils ont visité les lieux d’origines de nos ancêtres : Apt-en Provence (pour les Carbonneau), Rouen (pour les Gauthier), Saintes (pour les Gélinas), Lisieux (pour les Labelle), Chenehuttes-les-Truffeaux (pour les Lemay), et, finalement, le Perche (pour les Pelletier). Ils rapportèrent de ce voyages de nombreuses photos, et “tante” Clémence s’en inspira pour immortaliser en peinture deux de ces lieux ancestraux.

La Cristerie

La Cristerie, Peinture de Clémence Gélinas Gauthier (1925-2015)

Cette peinture est la première que j’ai acquise, en 2017, au décès de ma mère. Elle représente La Cristerie, la maison ancestrale de Guillaume Pelletier, à Brésolettes (Orne). En fait, c’est la maison de son père, Éloy. C’est là où il est né en 1598 et où il a habité jusqu’à son mariage à Michelle Mabille en février 1619.

La Cristerie est une maison de ferme probablement construite durant ou avant le XVIe siècle. Elle est situé dans la commune de Brésolettes, à environ cinq kilomètre au nord de Tourouvre, dans la Forêt domaniale du Perche et de la Trappe (dans la clairière de Bresolettes), sur la Route de la Clairière de Bresolettes.

Par la suite, Guillaume Pelletier ira s’établir dans le compté de Tourouvre proprement dit, à La Gazerie, le village natale de sa femme.

Église Saint Aubin de Tourouvre

Église Saint Aubin, Peinture de Clémence Gélinas Gauthier (1925-2015)

Cette peinture-ci, je l’ai acquise il y a quelques semaines. Elle représente l’Église Saint Aubin située sur la Place Louis Debray (au 15, rue du 13 Août 1944) à Tourouvre (une commune de l’arrondissement de Mortagne-au-Perche, dans le département de l’Orne en Normandie). C’est dans cette église datant du XVe siècle (mais reconstruite plusieurs fois entre le XVe et le XVIIIe siècle, et où l’on retrouve des vitraux du XVIe siècle mais aussi du XIXe siècle, commémorant l’émigration en Nouvelle-France et la visite d’Honoré Mercier), que Guillaume Pelletier et Michelle Mabille se sont mariés en 1619, et où leurs enfants (Claude [né le 11 février 1622], Guillaume [né le 26 février 1624] et Jean [né le 12 juin 1627]) ont été baptisés.

En étant originaire de la Forêt du Perche, Guillaume était tout naturellement un travailleur du bois: bûcheron, vendeur de bois et charbonnier. Toutefois, le système féodal rends la vie dure au paysan français, déjà à la merci des saisons, qui ne cesse de s’endetter sous les nombreuses taxes et impôts (cens, taille, dîme, gabelle, etc.) et toujours contraint par les multiples restrictions de l’Ancien Régime. Ainsi, après avoir entendu l’offre des frères Noël et Jean Juchereau, représentants de Robert Giffard de Mortagne qui recrutait des gens pour développer des terres en Nouvelle-France, Guillaume ne pu résister à l’appel de la liberté et à l’idée de posséder sa propre terre hors du joug de l’Ancien Régime.

En mars 1641, après le décès de sa belle-mère, Guillaume vends donc ses possessions de Tourouvre et prends la route de La Rochelle avec son épouse, son frère Antoine et son cadet, Jean, seul survivant de ses trois fils. Là, il monte à bord d’un navire pour la Nouvelle-France. Après s’être engagé comme artisan (scieur de long, charpentier et charbonnier), il peut enfin, trois ans plus tard, en avril 1644, acheter sa propre terre à Beauport. Il la cède d’abord à son frère Antoine, mais il la reprends après la mort par noyade de ce dernier, son canot s’étant renversé aux abord des chutes Montmorency le 3 octobre 1647. Guillaume n’y sera pas juste un paysan et un ouvrier, car il sera aussi un membre respecté de sa communauté. En effet, le Journal des Jésuites nous apprends qu’il est nommé syndic adjoint de la Communauté des Habitants de la Nouvelle-France le 9 août 1653. Il mourra quelques années plus tard, chez lui à Beauport, le 28 novembre 1657 à l’âge de cinquante-neuf ans.

Quand à son fils Jean, il n’a que quatorze ans lorsqu’il arrive en Nouvelle-France. Il travaille probablement au côté de son père. En 1646, à l’âge de dix-neuf ans, il se met au service des Jésuites comme “donné”. Ses parents reçoivent cent francs pour sa première année et il est habillé tout de neuf. Il accompagne le Père Jérôme Lalemant d’abord à Trois-Rivières, puis jusqu’en Huronie, dans la Baie Georgienne, pour y établir le Fort de Sainte-Marie-des-Hurons. De retour à Beauport l’année suivante, il se fiance à Anne Langlois, mais ils doivent attendre deux ans pour qu’elle soit en âge de se marier (douze ans). La mariage est célébré à Québec le 9 décembre 1649. Ils auront sept enfants et Jean meurt en février 1698, à l’âge de soixante-et-onze ans, à Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Il est enterré à la Rivière-Ouelle. Son fils Charles (1671-1748) reprendra sa terre de Saint-Roch et perpétuera la famille en ayant quinze enfants (sur deux mariages, dont le second avec Marie-Barbe Saint-Pierre). Viendront ensuite Pierre (1731-1797), Jean-Baptiste (1765-1825), Zéphirin (1805-1854), Louis-Elzéar (1836-1905), Jean-Baptiste (1864-1930), Jules-Alphonse (1891-1964), Claude-Eugène (1928-2015) et moi-même…

Bibliographie

  • GAGNON, Marie-Paul. Conduit par l’étoile (Récit historique romancé). La Pocatière: La Ferrée-Pinguet, 2000. 162 p.
  • GAUTHIER, Laure. Le tour du Québec en 70 ans: Récit de Laure Gauthier. Laval, 2001. 146 p.
  • MONTAGNE, Mme Pierre. Tourouvre et les Juchereau. Québec: Société Canadienne de Généalogie, 1965. 192 p. [WorldCat]
  • PELLETIER, Maurice. Guillaume Pelletier et son fils Jean. Montreal, 1976. 24 p. (Tiré-à-part des Mémoires de la Société Généalogique Canadienne Française, vol. XXVI, no 4, 1975). [WorldCat]

 

Sylvilagus floridanus

[ iPhone 17 Pro, Parc Frédéric-Back, 2026/04/22 ]

Lapin à queue blanche / Eastern cottontail

トウブワタオウサギ [東部綿尾兎 / tōbu wata o usagi]

Ayant vu leurs empreintes dans la neige durant l’hiver, je soupçonnais déjà qu’il y avait des lapins dans le parc. Cela a été confirmé en été quand j’en ai vu un très tôt le matin en me rendant au travail. Toutefois, si j’en ai aperçu un à plusieurs reprises, je n’ai jamais eu l’opportunité de le prendre en photos… jusqu’à cette semaine. Cette fois-ci, je l’ai aperçu en prenant ma marche de santé en fin d’après-midi, un peu avant 17:00.

Je me suis souvent demandé si c’était des lapins (rabbit /うさぎ) ou des lièvres (hare / ノウサギ). Le lièvre est grand, élancé et plus rapide. Il a de longues oreilles et il vit en solitaire dans des nids sur le sol. Quant au lapin, il est plus petit et trapu, avec des oreilles plus courtes. Il est grégaire et vit dans un terrier. Dans ce cas-ci, il s’agit d’un lapin à queue blanche, l’une des trois espèces que l’on retrouve dans nos régions, avec le Lièvre d’Amérique (Lepus americanus / Snowshoe hare) et le Lapin de Nouvelle-Angleterre (Sylvilagus transitionalis / New England cottontail). Le lapin à queue blanche se distingue par son pelage grisâtre, mais surtout par sa nuque qui est d’un brun cannelle, alors que le lapin de Nouvelle-Angleterre a plutôt une tache noire entre les oreilles.

Jeudi nature en images [002.026.113]