Toulouse-Lautrec: Affiche la Belle Époque

Toulouse-Lautrec: Affiche la Belle Époque

Mercredi après le travail je me suis dépêché d’aller visiter l’exposition sur les affiches de Toulouse-Lautrec au Musée des Beaux-Arts de Montréal qui se termine dimanche.

“Cette exposition présente une collection particulière d’exception qui comprend plus de quatre-vingt-dix estampes et affiches, couvrant presque toute la période de la production lithographique de Toulouse-Lautrec, de 1891 (…) à 1899.”

Même si on y retrouve que les affiches de Toulouse-Lautrec (pas de peintures), c'est tout de même très intéressant. Lautrec était vraiment un illustrateur de talent. Toutefois, c'est une petite exposition qui ne comprend que quelques salles et j'en ai donc fait le tour assez rapidement (en un peu plus d'une heure). Comme à mon habitude, j'ai photographié les pièces de l'exposition qui m'interpellaient le plus afin de garder un petit souvenir de ma visite.

Voici un bref diaporama des mes photos que j'ai converti en video sur Vimeo:


Voir aussi mon album photo sur Flickr (avec titres et détails des affiches):

Toulouse-Lautrec
(iPhone 6s, Musée des Beaux-Arts de Montréal, 2016-10-26)
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Photos haiku: Shiki

Photos haiku: Shiki

En regardant une émission à la télévision japonaise, Haiku Masters, diffusée en anglais sur NHK World, j'ai découvert un concept nouveau en art visuel: le photo haiku ! Le premier épisode de cette émission peut être visionné sur demande sur le site internet de la station.

Cela m'avait déjà donné l'idée de faire une video haiku inspiré par les nouvelles rames de métro Azur. Cette fois je vous propose deux photos haiku qui utilisent des textes de Shiki tirés de Cent sept haiku (ouvrage que j'ai tout récemment commenté):

Papillon qui dors
Sleeping Butterfly
(Photo: clodjee.com, iPhone 6, 2015-09-26 / Texte: Shiki, Cent sept haiku, p. 22)
Sur ce haiku, le traducteur note (Cent sept haiku, p. 109): “Réplique adressée à S?shi (Zhuangzi), grand philosophe taoïste chinois, qui un jour avait rêvé qu'il était un papillon, avant de se demander s'il n'était pas plutôt un papillon rêvant qu'il était Zhuangzi.”

Deux kakis
Two Kaki
(Photo: clodjee.com, iPhone 6s, 2015-11-16 / Texte: Shiki, Cent sept haiku, p. 90)
Sur ce haiku, le traducteur note (Cent sept haiku, p. 110): “Bien que très malade et souffrant de consomption, Shiki continue de travailler, recevant de très nombreux haiku dont il doit faire la critique. Mais compensation : il s'offre deux kakis après la séance de travail”.

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Découverte: Revue Collections Vol. 3, No 2

Le plus récent numéro de la revue Collections (la revue de la littérature d’ici pour les bibliothèques d’ici, publiée par l'ANEL), le vol. 3 No 2 (publié en avril 2016), est consacré à l'Art, à la musique et au cinéma.

On y parle, bien sûr, de livres documentaires sur l'Art mais aussi d'adaptation cinématographique d'oeuvres littéraires. Une excellente référence.

La revue est disponible sous forme imprimée dans certaines bibliothèques et sur le site de l'Entrepôt du livre numérique de l'ANEL (en format PDF).

J'ai déjà mentionné le numéro précédant en février.

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Dans l’Azur – un haiku video

Après quelques mois, de nombreuses tentatives infructueuses (et de longues attentes sur les quais), j'ai finalement réussi à apercevoir l'oiseau rare et à faire une petite promenade dans l'Azur. Cela m'a inspiré ce petit haiku video!

After a few months, many failed attempts (and long waits on platforms), I finally managed to see the rare bird and take a ride on the Azur. This inspired me this little haiku video!


In the Azure - Haiku video

After several attempts - in vain
The heavenly way is open to me
And I finally navigate the Azur

Several attempts - vainly
The heavenly way opens
To finally navigate the Azur

Clodjee

La couleur du Jazz

La couleur du Jazz

La semaine dernière j’ai visité l’exposition “La couleur du Jazz” au Musée des Beaux Arts de Montréal. Cette exposition nous propose de vivre la modernité des années 1920 à Montréal avec le groupe de Beaver Hall. Il s’agit de la première grande étude sur ce “regroupement éphémère d’une vingtaine d’artistes dont la production a donné, comme le soulignait la critique de l’époque, « une nouvelle impulsion » à la vie artistique montréalaise, québécoise et canadienne”.

Le Groupe de Beaver Hall est en quelque sort le pendant montréalais au Groupe des Sept qui était basé à Toronto. Et plutôt que de se limiter à “proposer une image identitaire du Canada à travers la représentation de la nature sauvage du Nord” comme le faisait le Groupe des Sept, le Groupe de Beaver Hall exprime la modernité de l'époque à travers des portraits et les paysages humanisés de la ville et de la campagne. Le groupe a eut une existence très courte (1920-1923) mais ses membres ont continué par la suite leur travail individuellement et contribué à la formation du Groupe des peintres canadiens en 1933. L'exposition couvre toute cette période.

Ce qui est remarquable dans ce groupe ce n'est pas tant qu'il “constitue l’une des manifestations les plus originales de la modernité picturale au Canada“ mais bien la parité hommes-femmes au sein des membres du groupe qui dénote encore une fois la grande modernité de ce courant artistique. Pour plus de détails sur le contexte historique et les thématiques de l'exposition vous pouvez consulter le site internet que le musée y consacre.

J'ai bien aimé l'exposition. Il y a de très belle pièces et c'est rafraichissant de voir que des artistes montréalais ont pu avoir un tel impact (et d'en apprendre plus sur eux). Les portraits sont fascinants (certains détails, comme les mains, sont parfois très réaliste). On retrouve beaucoup de paysages hivernaux (après tout c'est le Canada). Les paysages urbains (dont le style varie beaucoup d'un artiste à l'autre, allant du réalisme détaillé et précis au quasi impressionnisme) nous font presque voyager dans le temps (Archambault sur la rue Sainte-Catherine, l'Église Saint-Jacques [qui a passé au feu et a été “cannibalisé” par l'UQAM] sur Saint-Denis, etc.).

J'ai toutefois trouvé l'exposition un peu courte et j'aurais bien aimé y voir une peu plus de média (photos des artistes, petits documentaires videos, etc. — il existe d'ailleurs un film de l'ONF sur trois des membres féminins du groupe). J'ai aussi trouvé que le titre de l'exposition ne se retrouvait pas vraiment dans la sujet. Oui, le jazz représente bien la modernité de l'époque et on a reproché aux membres du groupe de faire des oeuvres trop colorées qui furent à l'époque comparées aux notes dissonantes du jazz. Mais l'analogie s'arrête là. Une petite musique de fond jazzée aurait aussi sans doute contribué à donner plus de couleur à l'atmosphère de l'exposition.

En souvenir de cette exposition, je vous offre sur Vimeo (et ci-bas) un petit diaporama des oeuvres qui m'ont le plus marqué. J'ai aussi créé un album sur Flickr (avec le détail de chacune des pièces).


Vous trouverez également sur Youtube quelques courts videos sur l'exposition.

Si ça vous intéresse, dépêchez-vous car l'exposition prends fin le 31 janvier!

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Kawamori interview on Forbes!

While browsing on the internet, I just discovered this long and fascinating interview of Shoji Kawamori on the Forbes magazine!

The creator of Macross talks about the genesis of the series, about how important it is for him to create realistic mocha, about writing and directing, about how his work seems to have inspired many other creators (without ever being credited), and so many other things! It's really an interesting article.

Oppression

Oppression

Je me sens coincé – Est-ce de l’Art ?
I feel boxed – Is this Art ?
Feeling boxed
(iPhone 6s, 2015-10-31)

Rodin

Last Friday I visited the exhibition “Metamorphoses: In Rodin’s Studio” at the Montreal Museum of Fine Arts. It was an impressive exhibit that was definitely worth seeing, although it felt like most of the pieces were unfinished. It was very didactic and was showing a lot about the work of a sculptor and the fact that he rarely works alone. The best part was the room showing some of his masterpieces: the Thinker, the Kiss, the Age of Bronze, etc.

For those who missed it, you can still find a lot of information on the museum web page or on the special mobile site that was designed as guide for visitors, enhancing the experience and giving access to all the wall labels and panels for the exhibition. That was surely a great idea!

And, of course, I took a lots of pictures and have prepared a photo album on Flickr (the description offers titles and details on each piece) as well as this nice video montage (on Vimeo) for your enjoyment:


(I've replaced the Flash slideshow with this video because it was bugging my Mac!)
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The Greeks

Pointe-à-Callière Presents the World Première of the Largest Exhibition on Ancient Greece Ever Produced in North America.”

“The exhibition spans over 5, 000 years of Greek history and culture and takes visitors on an exceptional and fascinating journey back to the origins of the cradle of Western civilization, its heritage and the traces it has left in the hearts and minds of the Greek people.”

This exceptional exposition is presented at Pointe-à-Callière: Montréal Museum of Archaeology and History in Old Montréal, from December 12, 2014 to April 26, 2015. Only one month left to visit it, so hurry up and go have a look!

The exhibition is produced by the Hellenic Ministry of Culture and Sports (Athens, Greece), Pointe-à-Callière, Montréal Archaeology and History Complex (Montréal, Canada), the Canadian Museum of History (Gatineau, Canada), The Field Museum (Chicago, USA), and the National Geographic Museum (Washington, DC, USA). ©Pointe-à-Callière, Montréal Museum of Archaeology and History. All rights reserved. You will find more information on the museum web page and Youtube channel.

This is a fifteen seconds promo for the exposition, but the museum Youtube channel also offers a longer promo (1:00) and a short video (1:06) showing how the exposition was put together. A longer video (in french only, 3:10) shows more of the making of the exposition and explains why it is so exceptional.


I took advantage of a longer week-end this afternoon to visit this exposition. Being so busy lately, I was afraid that I would miss it since there's only a month left to visit it. I urge you to hurry and go a look on this exceptional exposition. It really synthesizes is a small exhibit (a little more than five-hundreds artifacts from twenty-one Greek museums) the entire history of ancient Greece which had such a profound impact on all our western civilisations. Suddenly my memory was flooded by a wave of images, facts and souvenirs from my university time when I was studying ancient history. That was great!

Actually, the title of the exhibition is a little misleading since it really starts with the Neolithic period and the Cycladic culture (6,500 to 1,450 BCE), showing us a few of those famous cycladic figurines like the “violin-shaped” female figurines and those long female figurine with faces that look a little like the Easter Island's moai.

[Opposite: Female figurine; Discovered in Amorgos, the easternmost island of the Cyclades, the marble figurine seems to have on the back a cap or a particular hairstyle. Amorgos, 2800-2300 BCE, © National Archaeological Museum, Athens]

However, the exhibition quickly brings us into the Bronze age (16th to 12th Centuries BCE), with the Minoan civilisation in Crete and the Mycenaean civilization on the mainland, and then into the Iron Age (11th to 8th Centuries BCE), renown for its Geometric pottery and Homeric heroes.

The exhibit pauses to talk about Homer's epics, the Iliad and the Odyssey, which recorded the oral histories of the greek gods and heroes but also tells us a lot about the History of that era.

I was quite impressed by being able to see with my own eyes linear A & linear B tablets, Mycenaean dagues & swords and lots of fabulous gold objects. Although the iconic Agamemnon mask displayed at the exhibit was a reproduction — probably because the original is too precious to travel abroad.

[Above: A Lekythos (funerary vase) in clay depicting Achilles avenging Patroclus. Hector, leader of the Trojan army, killed Patroclus, thinking he was Achilles. Blind with rage at the death of his friend, Achilles killed Hector, tied his body to a chariot, and dragged it around Patroclus’ tomb. Delos, late 6th century BCE, © Archaeological Museum of Delos]

The exhibition then moves to the second floor with another succession of rooms introducing us to the Archaic period (7th to 6th Centuries BCE). After a time of decline, the greek civilisation reorganize and consolidate itself around several city-states and a strong aristocracy, bringing an era of prosperity and expansion.

In that part of the exhibit we can see several kouroi and korai (votive statues of young men [kouros] and women [kore] in rather stiff posture; geochemical analysis tells us they were richly coloured), artifacts found in the tombs of several aristocrat women or priestesses (particularly the tomb of the Lady of Archontiko, probably the wife of a Bottiaean ruler), and some interesting warriors' helmets.

[Opposite: a Koré. This Greek kore of Parian marble from the late 6th century BCE decorated a temple in the Acropolis in Athens. In the 7th and 6th centuries BCE, statues of young women (kore, plural korai) — larger than life-size at the beginning and life-size later on — were placed in Greek sanctuaries as offerings to the gods or served as grave markers. Athenian Acropolis, 520–510 BCE, © Acropolis Museum, Athens]

However, most of the second floor exhibit is dedicated to the Classical period (5th to 4th Centuries BCE). This is the summum of the ancient greek civilisation.

In this case, the exhibit is divided in several themes: the Olympics, the battle of Thermopylae (made notorious by the movie 300), the Athenian democracy, the rich literary culture (theatre, philosophy, rhetoric), etc. Here the artifacts displayed are less spectacular (mostly potteries and stone sculptures — I was disappointed to see very little coins) and the exhibit rests more on several explanatory panels and animated videos.

[Above: Votive relief offered to Asklepios. This bas-relief of pentelic marbre shows Asklepios, accompanied by his children, receiving the tributes of mortals whom he has cured. This type of object was placed in sanctuaries dedicated to the god of medicine. Loukou, 375–350 BCE, © National Archaeological Museum, Athens]

The exhibit concludes with the Pre-Hellenistic period (4th Century BCE) which was dominated by the kings of ancient Macedon: Philip II and Alexander the Great.

Here we learn about the macedonian rituals and belief (death rituals, Eleusinian mysteries). Artifacts come from the tombs of a priest in Stavroupolis, a priestess in Derveni and, of course, the tomb of Philip II (including Queen Meda magnificent gold wreath). There's also several representation of Alexander.

The spreading of the classical greek culture made possible by Alexander's conquest will bring a new era, the Hellenistic period, characterized by a rich culture, that will last until the Roman empire.

[Above: Marble sculpture of Alexander the Great. Upon becoming master of a large part of the ancient world, the young Alexander introduced Greek culture to Asia and imposed the use of Greek on many peoples. He also founded no fewer than 70 towns in the East modelled on Greek city-states. Ella, late 4th century BCE, © Archaeological Museum of Pella]

This exhibition is definitely a must. The only negative points that I unfortunately must bring out is the fact that it is quite expensive ($20 ! In today's context it is clear that one must pay a lot for access to culture; although you get a 20% rebate if you have the Acces-Montreal card [FB]) and that photography is strictly forbidden at all times in every exhibition rooms. Museum usually forbid only flash photography (since light can often damage the art, but that's good for paintings; I can hardly see what damage light could do to stone artifacts!) and when they forbid all photography it is usually to make more money by selling reproductions (which is not the case here). That was probably a requirement from the lending museums. Fortunately, for once, the museum shop is offering a souvenir book that is relatively complete (132 pages, although it is NOT an exhaustive catalog of the exhibition) and at a quite reasonable price ($9.95). It is really worth purchasing (but it is for now available only in the museum shop).

Update: Now you can also get a $5 discount with the OPUS card (the smart card to pay your Montreal transit system's fares).

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Expo De Van Gogh à Kandinsky

Cet après-midi j’ai visité l’exposition “DE VAN GOGH À KANDINSKY: De l‘impressionnisme à l’expressionnisme, 1900-1914” au Musée des beaux-arts de Montréal. Cette exposition a été créé par Timothy Benson, conservateur de l'expressionnisme allemand au Los Angeles County Museum of Art, qui a fait beaucoup de recherche sur ce mouvement. Cela l'a amené a découvrir les inspirations et influences des artistes allemands et les interactions qu'ils ont eu avec les artistes français, les collectionneurs, les marchands d'art, etc. Il a tenté de rendre ses recherches accessible au grand public avec cette exposition qui nous offre une centaine d'oeuvres, autant de dessins et gravures, et près de deux-cent photographies.

On entend souvent parler de diverses choses dans la vie mais il n'y a rien comme une illustration (ou une peinture) pour nous les faire bien comprendre. Cette exposition nous illustre donc des grands mouvements artistiques comme l‘impressionnisme, l’expressionnisme ou le postimpressionisme, mais aussi des genres intermédiaires comme le pointillisme, fauvisme, le cubisme ou surréalisme. C'est aussi une bonne occasion de voir des oeuvres de grands maîtres (ce n'est pas la première fois que j'en voyais mais il est toujours agréable d'en découvrir de nouvelles) comme le Douanier Rousseau, Matisse, Cézanne, van Gogh ou Gauguin mais aussi de découvrir des artistes peu connu ici (comme Kirchner, Kandinsky, Campendonk, ou Marc) ainsi que le pendant allemand de l'expressionnisme français comme les mouvements Die Brücke (Le Pont, inspiré du pointillisme qui cherchait à faire disparaitre les détails) ou Der Blaue Reiter (Cavalier Bleu, inspiré du postimpressionnisme).

Ce n'est pas toutes les oeuvres qui vous plairons (personnellement j'ai tendance à préférer l'art figuratif mais j'ai tout de même été impressionné par certaines pièces plus abstraites) mais même si ce n'est pas nécessairement notre tasse de thé (comme disent les anglais) on peut toujours en apprécier la qualité (quoique certaines oeuvres auraient sans doute pu être créées par des enfants)…

Il reste à peine plus d'une semaine pour voir cette magnifique exposition, alors dépêchez vous sinon il ne vous restera plus qu'à acheter le catalogue de l'exposition disponible à la boutique du musée, en librairie ou à la bibliothèque (tristement, seulement à la BANQ car il ne semble pas encore disponible dans le réseau des bibliothèques de la ville de Montréal).

Comme c'est souvent le cas dans les musées on ne pouvait pas prendre des photos de toutes les oeuvres (mais au moins il y en avait dont on pouvait se prendre un petit souvenir). Malgré tout je n'ai pris que très peu de photos car, je ne sais pourquoi, je suis toujours un peu gêné de prendre des photos en public. Et, contrairement à mon habitude, je n'ai pas pris de clichés des notices descriptives, ce qui fait qu'il m'a fallut de longues heures de recherche pour identifier en détails certaines oeuvres… Voici, sur Flickr, un diaporama de mes quelques souvenirs de cette visite:

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Le site du Musée des beaux-arts de Montréal consacré à l'exposition “De Van Gogh à Kandinsky” nous donne plusieurs bels exemples des oeuvres exposées, mais en voici tout de même quelques unes pour faire bonne mesure:

Cuno Amiet
Portrait du violoniste Emil Wittwer-Gelpke
Huile sur toile (1905)
Kunstmuseum Basel, Birmann-Fond 1975.

Vincent van Gogh
Le Restaurant de la Sirène à Asnières
Huile sur toile (1887)
Paris, Musée d’Orsay, legs Joseph Reinach, 1921

Robert Delaunay, La Tour rouge (détail), huile sur toile (1911-12), Solomon R. Guggenheim Museum Founding Collection [Photo The Solomon R. Guggenheim Foundation / Art Resource, NY].

“Libéré d’une année d’obligations militaires, le peintre parisien Robert Delaunay réalise, entre 1909 et 1914, plusieurs séries de toiles magistrales qui établissent rapidement sa réputation à Paris et ailleurs. Les trois séries de cette période exceptionnelle – Saint-Séverin, Les Fenêtres et Tour Eiffel – ont eu une influence considérable sur les artistes de Die Brücke et sur leur cercle élargi en Allemagne. La Tour rouge a été exposée à Berlin en 1912 à la galerie Der Sturm. D’autres peintures de la même série, que des artistes allemands, dont Feininger, ont vues, avaient été montrées plus tôt à Paris.”

“Dans cette œuvre ambitieuse, Delaunay se souvient des leçons du cubisme, et de ses surfaces fragmentées étroitement imbriquées. Il représente ce grand symbole d’innovation, d’optimisme et de progrès qu’est la tour Eiffel dans son style appelé « orphisme ». Rompant de façon saisissante avec la modestie revendiquée des natures mortes cubistes, Delaunay établit un parallèle entre sa peinture et l’esprit moderne symbolisé par la tour Eiffel. Ce monument, également un émetteur- récepteur d’ondes radio, incarne les communications internationales. Il correspond à son désir de briser les frontières et de transformer l’Europe en une communauté intégrée. Delaunay reconnaît sa dette envers les séries peintes par Cézanne et Monet – dont quarante-huit Nymphéas ont été présentés à la galerie Durand-Ruel en 1909. LaTour rouge est vue depuis une fenêtre, combinant ainsi les mondes intérieur et extérieur.” [Texte de présentation du musée]

Franz Marc, Écuries, huile sur toile (1913). New York, Solomon R. Guggenheim Museum, Solomon R. Guggenheim Museum Founding Collection. Photo: The Solomon R. Guggenheim Foundation / Art Resource, NY.

“Convaincu par sa foi panthéiste que la civilisation va à l’encontre des forces spirituelles de la nature, qui aurait conservé un sacré propre depuis longtemps perdu par l’homme, Franz Marc fait des animaux l’un de ses sujets de prédilection. Les représentations qu’il en fait, ainsi que celles de scènes à l’état sauvage, sont pour lui bien plus qu’une copie objective des apparences : c’est une façon de tendre vers une spiritualité intérieure.”

“L’une de ses œuvres les plus célèbres, les Écuries, est la dernière des toiles majeures qu’il consacre aux chevaux, son sujet favori. Il se passionne alors de plus en plus pour la recherche d’un vocabulaire formel abstrait capable d’exprimer les aspects universels de la vie, tout en restant fidèle à un contenu spécifique et symbolique. De fait, cette œuvre combine une structure autonome et non-objective de formes géométriques puisées dans la réalité des écuries (les lignes droites et parallèles) avec les cinq chevaux (représentés par des cercles) afin de créer une surface picturale totalement nouvelle, équilibrée et harmonieuse. Bien que le sujet et la forme soient indissociables, Marc semble souligner la nature non-objective des bandes colorées verticales et diagonales entrecroisées, ponctuées de formes circulaires. Il utilise également des couleurs autoréférentielles pour souligner le rôle évocateur et éloquent des tons lumineux.” [Texte de présentation du musée]

Paul Gauguin
Le Gardien de porcs (détail)
huile sur toile (1888)Los Angeles County Museum of Art, gift of Lucille Ellis Simon and family in honor of the museum’s twenty-fifth anniversary.

Paul Cézanne
Paysan en blouse bleue
Huile sur toile (c. 1896-1897)
Fort Worth (Texas), Kimbell Art Museum

Et bien sûr, la bannière au début de ce billet nous montre un détail de la superbe oeuvre de Vincent van Gogh, Saules au coucher du soleil (1888, Otterlo (Pays-Bas), Kröller?Müller Museum. Photo Art Resource, NY). La bannière de fin nous offre un petit coup d'oeil sur le fameux autoportrait du même artiste (Autoportrait, Huile sur toile, c. 1887, Hartford (Connecticut), Wadsworth Atheneum Museum of Art, gift of Philip L. Goodwin in memory of his mother, Josephine S. Goodwin).

Pour plus d'information vous pouvez consulter les sites suivants:

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