Genres et littératures (3)

Sources et Bibliographie complémentaire

Pour compléter mon essai sur les Genres et littérature (0: Introduction, 1: Littératures rationnelles, 2: Littératures de l’Imaginaire) je vous présente ici la liste des sources que j’ai utilisé ainsi qu’une bibliographie complémentaire pour ceux et celles qui désireraient pousser plus loin sur le sujet.

Sources

ALLARD, Yvon. Paralittérature. Montréal, La Centrale des Bibliothèques, 1979. 728 p. ISBN 2-89059-000-3. [ BiblioWorldCat ]

AMALRIC, Hélène. Le guide des 100 polars incontournables. Paris, Libris, 2008. 110 p. ISBN 978-2-290-00919-2. [ BiblioWorldCat ]

BARETS, Stan. Catalogue des âmes et cycles de la S.F.. Paris: Denoël, 1979. 298 p. [ BiblioWorldCat ]

BARETS, Stan. Le Science-fictionnaire 2. Paris, Denoël (Présence du Futur #549), 1994. 332 p. ISBN 978-2-207-30565-1. [ BiblioWorldCat ]

BOGDANOFF, Igor & Grichka. Clefs pour la science-fiction. Paris, Seghers, 1976. 378 p. [ WorldCat ]

Collections : La revue de la littérature d’ici pour les bibliothèques d’ici. Montreal, Association Nationale des Éditeurs de Livres, 52 p. Vol. 1, No 3 (Avril 2014): Le roman historique, Vol. 1, No 4 (Juin 2014): Polars, thrillers et romans policiers et Vol. 2, No 6 (Novembre 2015): Littérature et imaginaire.

Éditions Alire: Catalogue 2015-2016. Québec, Éditions Alire, 2015. 98 p.

JANELLE, Claude. Le DALIAF: Dictionnaire des auteurs des littératures de l’imaginaire en Amérique française. Québec, Les éditions Alire, 2011. 535 p. ISBN 978-2-8961507-4-8. [ BiblioWorldCat ]

Lire: Special Polar (Juin 2010).

SPINRAD, Norman, ”Les Neuromantiques” in Univers 1987. Paris: J’ai Lu (#2165), pp. 256-278. [ WorldCat ]

J’ai également essayé d’inclure le plus d’hyper-liens possible (principalement vers Wikipedia) afin de renvoyer les lecteurs vers des références plus développées et ainsi limiter cet essai à un bref schéma visant simplement à introduire le sujet. Veuillez prendre note que d’autres hyper-liens seront ajouté avec le temps (pour les auteurs et les titres).

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Genres et littératures (2)

Littératures de l’imaginaire

J’ai précédemment parlé des genres littéraires rationnels (les genres ordinaires, voir banal — mundane comme ils disent en anglais) qui sont ancrés dans la réalité. Il me reste donc à vous entretenir des genres littéraires de l’imaginaire. Un collègue les avait sommairement définit comme “des histoires qui ne se peuvent pas”, qui se déroulent dans un monde entièrement ou partiellement créé par l’auteur. Ils se divisent en trois grandes catégories qui se définissent grossièrement comme suit:

  1. le fantastique, où l’on imagine ce qui est, mais autrement, ce qui existe en dehors des normes, de façon irrationnel, caché, ailleurs ou au-delà de notre réalité quotidienne (par exemple: le surnaturel)
  2. la fantasy, où l’on imagine ce qui aurait pu être dans le passé ou dans un autre monde (par exemple : la magie)
  3. la science-fiction, où l’on imagine ce qui sera dans un avenir immédiat ou lointain (par exemple : un empire galactique)

Les genres tendent à être définit par leurs styles littéraires et les thèmes qu’ils utilisent. Je ne m’attarderai pas vraiment sur le style mais plutôt sur les thèmes et les sujets qui caractérisent un genre. De ce point de vue, les trois grands genres de l’imaginaire sont assez aisé à définir. Ce qui est plus difficile à définir ce sont les nombreux sous-genres pour chacune de ces catégories. Non seulement les érudits ne semblent pas s’entendre sur leur nomenclature mais la frontière est parfois floue entre les différents sous-genres (leurs multiples variantes ont parfois des tonalités assez similaires). Alors, comme je l’ai fait pour les genres rationnels, je vais vous présenter ici les principaux genres des littératures de l’imaginaire, les définir du mieux que je peux, en expliquer les sous-genres majeures (ou les regrouper selon leurs similarités) et donner quelques exemples d’auteurs ou de titres.

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Impression 3D

L’arrondissement ayant acquis une imprimante 3D pour partager entre les bibliothèques, les employés ont reçu ce matin une petite formation pour les introduire à l’impression 3d et au mouvement “maker”. Après avoir expliqué le fonctionnement de l’imprimante (la DittoPro par Tinkerine, un fabriquant canadien), comment la callibrer, obtenir ou modéliser des fichiers, les préparer pour l’impression (slicing), les employés ont eu droit à quelques démonstrations d’impression (un écusson de Wonder Woman, un surfboard pour personnage Lego™). J’avais déjà beaucoup entendu parler d’impression 3d dans des reportages mais n’avais jamais eu d’expérience “hand-on”. C’était fort impressionnant.

L’engouement pour les Fab Labs (fabricathèque ?) a donc atteint les bibliothèques et on en retrouve déjà quelques uns à Montréal, principalement à Benny et à la BANQ. Avoir une imprimante 3D pour soi c’est un peu cher ($2500) mais les Fab Labs (Fabrication Labs et non Fabulous Labs, comme je l’avais d’abord imaginé — quoique cela s’applique aussi) offrent une alternative pratique. Ça me démange beaucoup d’aller y faire un essai! À suivre…

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SaveSave

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Vie de bibliothèque

En bibliothèque on observe l’Humain sous toutes ses formes, du meilleur au pire, en passant par toutes les couleurs de l’absurde. Évidemment, on a inévitablement le désir de partager une telle expérience transcendante que ce soit par l’anecdote humoristique ou la thèse philosophique. Certains écrivent des livres, comme le Quiet, Please: Dispatches From A Public Librarian de Scott Douglas, mais l’on voit aussi beaucoup de blogues où les gens qui oeuvrent en bibliothèque à tous les niveaux s’expriment et s’épanchent par le rire, la rage ou l’aberration, par souci de partager ou besoin thérapeutique. On retrouve donc le blogue anecdotique, le blogue d’information, et le blogue collaboratif. De l’autre côté du miroir, il y a aussi le blogue de lecteur: dans le style blogue “club de lecture” (comme Les Irrésistibles, où j’ai récemment commencé à collaborer) ou simplement les blogues “coup de coeur” (comme le font Prospérine, Fractale Framboise, Sophie LitMon Coin Lecture et tant d’autres). Il y a aussi les innombrables pages Facebook

La nouvelle tendance est aux web comics dont le plus connu et apprécié était unshelved (par Gene Ambaum et Bill Barnes, et dont j’ai déjà amplement parlé), qui a finalement été remplacé par Library Comic (par Gene Ambaum et Chris Hallbeck, beaucoup moins intéressant que la version précédente) et, l’objet de ce billet, j’ai récemment découvert Vie de Bibliothèque (par San?) qui a le sublime avantage d’être local — quoique mes lectures m’ont apprise que la vie de bibliothèque semble similaire (et tout aussi absurde) où que l’on soi dans le monde… En voici un exemple (voir la page FB pour plus):

Le livre mal classé

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Pardon des bibliopécheurs


Du 2 au 22 juin, les Bibliothèques de Montréal offrent à ses usagers l’amnistie de leur frais de retard (cela n’inclue cependant pas les frais de dommage ou de remplacement de livre perdu). Cela se fait à peu près aux dix ans et cette fois-ci c’est pour célébrer le 375e anniversaire de la Ville de Montréal. Pour la première fois les usagers ayant perdu leur carte de bibliothèque pourront aussi la faire remplacer gratuitement. Pour plus de détails voir le communiqué de presse.

Le but de l’exercice est surtout de permettre aux usagers de milieu défavorisés (surtout les enfants) qui n’ont souvent pas les moyens de payer leur frais de se faire pardonner et ainsi de pouvoir continuer à utiliser les multiples services qu’offrent les bibliothèques publiques.

Alors si vous avez péché en gardant un livre trop longtemps, ramenez-le dès maintenant à la bibliothèque de Montréal la plus proche et tout vous sera pardonnez!

J’en profite pour mentioner que le site du Club des Irrésistible (une sorte de club de lecture en ligne) semble avoir un peu amélioré son apparence. C’est un peu mieux mais c’est pas parfait: il manque toujours d’éléments graphiques et de visibilité, de plus les contributions manquent de contenu et sont toujours anonymes. Et il n’y PAS de catégorie pour les mangas! Je me dis que je devrais peut-être contribuer (de mes suggestions et de mes commentaires)…

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Rappel: le solde de livres

Petit rappel: le solde de livres est toujours en cours et se termine dimanche prochain, le 28 mai. Pour les détails, vous référez au billet précédent ou simplement cliquer sur les images du signet pour les agrandir (ci-contre).

J’y étais le première journée et la file d’attente était plutôt longue (j’ai attendu un bon deux heures!). Évitez donc les week-ends. L’idéal c’est d’y aller la semaine ou en fin de journée. J’y suis retourné deux trois fois depuis et j’ai trouvé quelques trésors: des guides de voyages de l’éditeur DK (Voir en français), quelques documentaires, de nombreux mangas (principalement de Tezuka, plus deux Taniguchi et j’ai complété une partie de la série Zipang), des romans de chez Alire (Champetier, Houde, Lalumière, J-J Pelletier, Rochon, Sernine, Vonarburg), un Philip K. Dick, quelques auteurs japonais, etc. Ça vaut vraiment la peine alors essayez d’aller y faire un tour!

The irresistible question

I swear  someone asked me this exact question at the library yesterday :

When I first read this (now defunct) Unshelved comic strip several years ago, I dreamt to answer exactly like Dewey did if I ever found myself in this situation. Unfortunately, such sarcasm would be considered very poor customer service so I abstained. After a long pause, I smiled (actually, I barely resisted laughing out loud) and I referred  the customer to the reference librarian. Always do like the t-shirt says: “Keep calm and let the librarian handle it” !

It reminds me of this situation, years ago, when I was trying to make a library card for a guy who didn’t want to give his personal information because he was an anarchist and he didn’t want the big-brotherly government to know anything about him. Incredulous, I said to the guy: “Wait a minute. You say you are an anarchist, but you want to benefit from all the free library services? Don’t you think it’s a little hypocritical?” He seemed unfazed but, since he refused to provide any of the required information, I couldn’t register him to the library. I found such audacity unbelievable. We really see the strangest stuff in a library…

Retour du solde de livres !

Le solde de livres des Amis de la bibliothèque de Montréal est de retour encore cette année. Il aura lieu du 20 au 28 mai, de 13h à 19h. Mais attention toutefois: comme l’emplacement habituel est sous rénovation, l’événement aura exceptionnellement lieu à l’Aréna Martin-Brodeur (5300 boul. Robert, Saint-Léonard). On peut s’y rendre de nombreuses manières: avec l’autobus 32 ou 432 Lacordaire (Nord) à partir du métro Cadillac, avec l’autobus 141 Jean-Talon (Est) puis l’autobus 32 Lacordaire (Nord) à partir du métro Saint-Michel, avec l’autobus 69 Hneri-Bourassa (Est) puis la 32 Lacordaire (Sud) à partir du métro Henri-Bourassa, et finalement avec l’autobus 192 Robert (Est) à partir du métro Crémazie.

Comme à chaque année, le Solde de livres offre plus de 100,000 livres et revues à petits prix ($1 pour les livres adultes et les CDs ou DVDs, 50¢ pour les livres d’enfants et les revues et $2 pour les beaux livres, dictionnaires et encyclopédies) — et cela inclus plus 15,000 livres en anglais. Le but de cette vente est “de prolonger la vie utile de ces livres, d’aider à répandre le goût de la lecture et de permettre aux citoyens de Montréal d’enrichir leur bibliothèque personnelle à faible coût. Les revenus provenant de ce solde serviront principalement à financer des activités d’animation dans les bibliothèques de Montréal.”

À ne pas manquer !

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Bookface d’Hemingway

Dans le cadre du Festival Montréal Joue, les bibliothèques de Montréal ont décidé de participer à un défi de bookfacing. C'est une phénomène populaire (apparemment surtout dans les bibliothèques) depuis quelques années et qui se définit par des “images publiées sur les médias sociaux qui montrent des couvertures de livres se fondant dans des paysages tridimensionnels” (parfois confondu avec “facebooking, ” qui se définit lui simplement par une interaction sur Facebook). Notre bibliothèque y a participé avec enthousiasme.

Vous contemplez ci-contre une photo (prises par Olivia Viveros) où votre humble serviteur usurpe l'identité du grand Ernest Hemingway pour quelques instants.

On s'amuse comme on peut!

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Manga paradise

Three weeks ago, while watching the TV show Tokyo Eye on NHK World, I've discovered two manga libraries in Tokyo that I would certainly like to visit one day.

The Tokyo Eye episode that aired November 30th was titled “Tokyo Book Tour.” Its introduction tells us: “In this digital age, people are rediscovering the joy of visiting a physical bookstore. Tokyo might have more bookstores than any city in the world, and this time we look at some of the best ones.” As a travel show dedicated to the Tokyo area (where foreigners discuss sites and attractions they like in the city), this time it introduces us with a dozen notable libraries. Two of them really caught my eyes.

The Tachikawa Manga Park (????????, located at 3-2-26 Nishiki-cho, Tachikawa-shi, Tokyo; website: mangapark.jp) offers 400,000 manga, mostly new and popular titles, to read. The “space is designed to recall an old Japanese home“ and “visitors are free to kick back and simply enjoy reading manga”. You can sit on chairs or benches, lie down on cushions or tatami mats or even hide in a recreated oshiire closet! A dream library for children and teenagers.

The Shojo Manga-kan (??????, located at 155-5 Ajiro, Akiruno-shi) is a private library entirely dedicated to shojo manga. It offers over 55,000 shojo books and magazines (even some dating back to the meiji-era!). The library is located in the private home of a couple, Jun Nakano and Natsuyo Oi, who are long-time fans and collectors of shojo manga. Since it's private, it is only opened on Saturday and you must first book online. It's a real paradise if you want to study the history of shojo manga.

Also interesting, the latest episode of Tokyo Eye (it aired on December 21st), titled “Tokyo Mottainai!”, is dedicated to unusual recycling ideas which offers a “stylish new twist on a traditional Japanese value.” I particularly like the idea of the restaurant that buys "imperfect" seafood that has gone unsold at the Tsukiji fish market and turns it into delicious cuisine. And the one about the “Mottainai Kids Flea Market” where kids can learn economic skills while recycling their old toys and stuff.

Both shows are still available to watch online (and will stay available for a few weeks).

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