Capsule reviews (02.017.247)

Bande-dessinée

Yoko Tsuno #28: Le temple des Immortels

Une autre aventure plutôt invraisemblable de l’électronicienne nippone. Leloup développe ici des éléments de récits qu’il avait laissé en plan dans des albums précédents ( #12: La Proie et l’ombre, #25: La Servante de Lucifer, #27: Le Secret de Khâny ). Comme c’est souvent le cas dans ses oeuvres plus récentes, le récit semble un peu précipité alors qu’il essai de raconter son histoire dans le cadre étroit  du format traditionnel de quarante-deux pages. On a l’impression de vivre le récit en accéléré…

Le problème avec des albums qui font sans cesse référence à des volumes précédents est qu’on ne se rappelle pas toujours des détails qui s’y étaient déroulés, ce qui laisse des lacunes dans la bonne compréhension (et l’appréciation) du récit. Toutefois l’idée de moines médiévaux avec des Vinéens et des tributs celtiques vivant au creux de la terre, dans un gouffre profond, a quand même du charme. C’est une lecture nostalgique mais tout de même un peu décevante, donc d’un intérêt moyen…

Cela donne le goût de relire de vieux albums (car étrangement je suis resté sur ma faim — c’est presque toujours le cas avec ces très court albums à l’européenne). Comment un artiste peut-il vivre en publiant juste de tels albums aux deux ans? C’est un dur contraste avec les mangakas nippon qui produisent en moyenne une quantité de pages similaires (en noir et blanc toutefois) CHAQUE SEMAINE (!) pour la pré-publication en périodique…

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Commentaire aussi disponible sur Goodreads et Les Irrésistibles.

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Magazine

AnimeLand #216

Le numéro de juin-juillet 2017 nous offre des dossiers sur l’importance du visuel dans la société nippone (“Quand la 2D se tape l’incruste”), sur le marché de l’anime en France en 2016 (qui ne progresse pas aussi positivement que celui du manga car divisé, à 70% / 30%, entre le DVD et le Blu-ray et considérablement affecté par la popularité du simulcast, qui a toutefois l’avantage de faire régresser l’utilisation de sites illégaux de diffusion), et sur les anime “engagés” (socio-politiquement: Harmony, Genocidal Organ, Ghost in the Shell S.A.C., Galactic Hero Legend, Gundam; ou écologiquement: L’école emportée, Conan: Fils du Futur, Nausicaa, Princess Mononoke, Pompoko, Ponyo sur la falaise, Earth Girl Arjuna, etc.).

Comme toujours, AnimeLand nous fait découvrir de nombreux anime (Hirune Hime, Dans un recoin du monde, Golgo 13, Le grand méchant renard, My hero academia, Atom: The Beginning, la saison 2 de L’attaque des titans, Dragonball Super, Boruto: Naruto Next Generations, Rage of Bahamut: Virgin Soul, Capitaine Flam), mangas (Kenshin, One Piece, Mob Psycho 100, Les mémoires de Vanitas, Reine d’Égypte, Voyage à Tokyo, Tenjin, Gloutons et Dragons), et jeux video (Persona 5, et un article sur les mondes ouverts). On nous trace aussi des portraits de seiyu (Mamoru Miyano) ou de musicien (Akira Yamaoka) et nous présente une dizaine d’interviews avec Kenji Kamiyama (Hirune Hime), Eric Goldberg & Neysa Bové (Vaiana), Masashi Kudo (Chain Chronicle), Yasuyuki Muto (Rolling Girls), Studio La Cachette, Nobuhiro Watsuki (Kenshin), Kiyo Kyujyo (Trinity Blood), Tatsuki Fujimoto (Fire Punch) et Chie Inudoh (Reine d’Égypte). Finalement, on retrouve les indispensables actualités et commentaires sur les parutions récentes.

Nul doute que AnimeLand est une source inépuisable d’information sur l’animation et la bande-dessinée japonaise, et le seul magazine francophone sur ces sujets. Toutefois, je n’ai rien trouvé de bien excitant dans ce numéro…

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Manga

Pline #2: Les rues de Rome

Ce second tome, s’il nous offre beaucoup moins d’action que le premier, n’en est pas moins intéressant car il approfondit de beaucoup notre connaissance des protagonistes. Euclès découvre la maison (remplit de manuscrits!) de son nouveau maître, Pline. Celui-ci souffre grandement de l’asthme mais se méfie beaucoup des médecins. Il finira cependant par se soumettre au traitement du médecin grec Silénos, qui lui recommande surtout l’air pur de la Campanie. Euclès tombe amoureux d’une jeune esclave, Plautina, qu’il a rencontré par hasard, mais celle-ci est aussi tombé dans l’oeil de l’empereur Néron! Celui-ci se sent un peu égaré sans les conseils de son précepteur, Sénèque, qu’il a exilé. On y découvre une image plus humaine de Néron, qui apparait moins comme un tyran qu’un jeune homme cultivé mais moralement faible. Poppée, qui n’est pas très aimée du peuple, se fait lancer des pierres. Elle annonce à Néron qu’elle est enceinte, ce qui le convainc finalement de la marier et de régler le sort d’Octavie. Felix, le garde du corps un peu frustre de Pline, a une famille à Rome mais sa femme se plaint de ses absences prolongées et surtout des conditions de vie difficile dans les insulae romaines. Alors Pline leur offre de s’installer dans l’une de ses maisons. Mais le personnage le plus important de ce tome, c’est sans doute Rome elle-même alors que l’on découvre plus en détails ses bas fonds et ses lupanars!

C’est une lecture passionnante si vous êtes amateur de manga historique et de Rome antique. Et ce qui est particulièrement remarquable dans cet ouvrage c’est le grand détail et la qualité du dessin de Mari Yamazaki et Tori Miki. À lire absolument!

Voir aussi mon commentaire sur Pline #1: L’appel de Néron

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Movies

Jackie

Slow, boring movie that shows a not very sympathetic, selfish Jackie, control freak of her image and obsessed with Lincoln funeral and the fact that his widow died destitute and penniless. Is this a well researched bio pic or just an iconoclast fiction? In the end, it is all about the making of the modern myth of the American camelot.

After John‘s death, Jackie meets with a journalist and reminisce about her traumatic ordeal in order to reshape her husband’s presidency. What makes a president great and be remembered like Lincoln was? His accomplishment or his image?

 

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TV Series

Samurai Gourmet

Someone recommended to my wife this Japanese TV series streaming on Netflix. The subject is cool, I had already heard about the writer of the original manga and the main character is played by an actor that I like, therefore I had no hesitation to subscribe to Netflix in order to binge on this mini series of twelve episodes of twenty minutes each. I have absolutely no regret. It was quite funny and very interesting as I leaned a few things about Japanese cuisine. Highly recommended!

Nobushi no Gourmet (???????) is based on a manga written by Masayuki Kusumi and drawn by Shigeru Tsuchiyama (first pre-published in November 2013 by Gentosha Plus web magazine and then in print in June 2016 — I have already commented on the very similar manga that Masayuki Kusumi did with Jiro Taniguchi in 1994-96 titled Kodoku no gourmet). It tells the story of 60-year-old salaryman Takashi Kasumi (Naoto Takenaka) who just retired. Having lost his corporate title and the support of his company, he finds himself with lots of time on his hands. His wife Shizuko (Honami Suzuki) is always busy with something (choir practice, etc.), so he goes for a walk, wandering around and decides to enter a restaurant. For the first time he has a beer in the afternoon and rediscovers the pleasure of a good meal! Being a great fan of Sengoku Period samurai stories, he often imagine what a masterless samurai (played by Tetsuji Tamayama) would do in his situation — which always creates hilarious scenes!

As most of the episode is made of showing off food and the protagonist inner monologue, you might think it is quite boring: in the contrary, it’s an excellent series (see comments on Japan Times, Eater, Thrillist) as proven by a 97% rating on Rotten Tomatoes!

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